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8 novembre 2026
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Bardot et d’Ormale: la lettre « Tu m’as détruite » relance le conflit

Elle décrit ensuite des attentes très concrètes. Elle voudrait qu’il l’emmène en voiture « faire un tour » pour lui « changer les idées » et qu’il soit « souriant » de la vie qu’elle « lui offre ». Elle martèle le mot en majuscules, suivi de trois points d’exclamation: « SOURIANT!!! ».

Le passage le plus dur vient ensuite. « Aujourd’hui, je suis au bout de ma détresse. Tu m’as détruite patiemment jour après jour depuis 30 ans », écrit-elle, avant d’ajouter: « J’ai tellement besoin d’une épaule, d’un soutien, d’une tendresse, d’une présence que tu es incapable de me donner. »

La lettre se referme sur une formule empruntée aux échecs: « Échec et mat! ». Ces lignes disent le mal-être de l’actrice à la fin de l’année 2022, quelques années avant sa mort.

La Fondation, propriétaire de La Madrague

Brigitte Bardot avait fait don de sa résidence de Saint-Tropez à sa fondation au début des années 1990, selon Max Guazzini. Bernard d’Ormale, qui n’a pas été réélu à la tête de la Fondation le 16 septembre, en reste administrateur d’après le président actuel. Max Guazzini, ancien dirigeant de la radio NRJ et ancien président du Stade Français, préside désormais la Fondation.

L’avocate de Bernard d’Ormale doute de l’authenticité, la Fondation parle d’une lettre « terrible »

Contactée par La Provence, Me Vieugué, avocate de Bernard d’Ormale, a décrit un client « effondré » et « bouleversé ». « C’est très violent. Il n’a d’ailleurs jamais eu connaissance de cette lettre », a-t-elle déclaré le mardi 3 novembre, en annonçant qu’il s’apprêtait à rédiger un communiqué en réponse.

Elle a aussi mis en doute l’origine du document: « Est-ce que c’est bien Brigitte Bardot qui l’a écrite? Au bas de ses lettres, elle signait toujours avec une marguerite, or là, il n’y a pas de marguerite. »

Le président de la Fondation, Max Guazzini, présente les choses autrement. Interrogé sur France 5, il assure que Bernard d’Ormale ne « conteste plus » la véracité de la missive. Il précise que la Fondation n’est pas à l’origine de sa diffusion: « Ce n’est pas nous qui l’avons fournie à la presse! Dommage qu’on l’ait pas eue avant, franchement. »

Pour lui, la lettre est « terrible »: « Elle me fait beaucoup de peine, parce qu’on voit que Brigitte était une femme malheureuse. » Les deux versions, celle de l’avocate et celle du président de la Fondation, restent donc opposées sur ce point.

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