
Benjamin Castaldi : La Charge De 2017 Qui Résonne Encore
Cette exigence de lucidité, Benjamin Castaldi l’avait formulée avec une brutalité rafraîchissante dès 2017. Alors chroniqueur de TPMP, il avait réagi à une attaque de Brigitte Bardot visant Cyril Hanouna et son équipe en brisant le tabou de l’intouchabilité.
« C’est vrai que ça a été une immense star, elle a fait des films absolument sublimes, elle a même fait des chefs-d’œuvre », concédait-il d’emblée, reconnaissant son héritage cinématographique. Mais le ton changeait radicalement : « Mais là, dès qu’elle ouvre sa bouche, c’est pour dire des choses qui sont généralement terribles. »
L’animateur ne s’est pas arrêté à mi-chemin. « Elle est homophobe, elle est raciste », a-t-il asséné, sans détours ni euphémismes. Une accusation frontale qui résonne aujourd’hui avec une acuité particulière, alors que les défenseurs de Bardot minimisent ses condamnations judiciaires.
Le plaidoyer de Castaldi allait plus loin encore, ciblant la responsabilité médiatique : « J’ai beaucoup de mal à entendre des propos comme ça en 2017. Je trouve ça regrettable qu’on lui demande encore son avis parce que franchement son avis, on s’en fout ! » Une prise de position qui questionnait la légitimité accordée aux célébrités condamnées, bien avant que sa mort ne ravive le débat.
Cette charge de 2017 replace les polémiques actuelles dans une continuité logique. La mort de Bardot n’a fait que cristalliser une tension préexistante entre glorification patrimoniale et responsabilité morale, une équation que la France peine toujours à résoudre.
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