
Le Recadrage Sans Filtre Sur L’affaire Abittan
Cette charge émotionnelle trouvait d’ailleurs son explication quelques instants plus tard, lorsqu’Audrey Crespo-Mara a abordé frontalement la polémique des « sales c*nnes » prononcé en décembre dernier. Face à la question inévitable, Brigitte Macron n’a choisi ni la langue de bois ni la défense embarrassée.
« Je ne suis pas une femme mesurée », a-t-elle martelé au journal de 20 Heures. Une affirmation répétée à deux reprises durant l’entretien, transformée en ligne de défense assumée. L’épouse du président de la République revendique une spontanéité incompatible avec la retenue protocolaire : « Je suis une femme qui s’enflamme aussi facilement. »
Les excuses sont venues, mais nuancées avec soin. Elle regrette « d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées » et reconnaît des termes « certainement pas adéquats ». Pourtant, aucune contrition totale. La Première dame s’est retranchée derrière une distinction cruciale entre sa fonction officielle et sa personnalité profonde.
« Je ne suis pas épouse de président à longueur de temps », a-t-elle rappelé avec une franchise rare. « Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus. Et Brigitte n’est pas une femme mesurée. » Cette stratégie de communication oscille entre reconnaissance d’une maladresse verbale et affirmation d’un tempérament qu’elle refuse de corseter. Une posture qui résume parfaitement les tensions entre protocole républicain et authenticité personnelle, alors même que deux procès s’apprêtent à examiner les limites de la liberté d’expression à son égard.
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