Sa prise de conscience s’est brutalement intensifiée après une rencontre bouleversante. Une mère lui a montré les messages reçus par sa fille avant son suicide. « L’un des moments les plus durs, c’est quand une maman dont la fille s’est suicidée m’a montré ce que cette enfant recevait », révèle-t-elle, la voix chargée d’émotion. Ce témoignage a agi comme un électrochoc, transformant son indignation personnelle en combat collectif.
« Nous, nous sommes des adultes, on a une colonne vertébrale. Mais quand ce sont les ados qui sont impactés là-dedans… », poursuit-elle. Cette distinction marque le cœur de son engagement : si elle peut encaisser les attaques grâce à sa maturité et son entourage, les adolescents, eux, restent sans défense face au déferlement de haine numérique. « C’est impossible qu’un enfant reçoive ça et que nous on laisse faire. C’est quelque chose que je ne comprends pas », martèle la Première dame, déterminée à obtenir un verdict qui fera jurisprudence.
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