Suivez-nous
29 mai 2026
Publicité

Brigitte Macron face à la justice américaine pour prouver son identité

Brigitte Macron va devoir prouver qu’elle est une femme devant un tribunal américain. Une procédure judiciaire inédite, déclenchée par la diffusion massive de rumeurs transphobes aux États-Unis, notamment par l’influenceuse conservatrice Candace Owens. L’épouse du président français est déterminée à obtenir une reconnaissance juridique de la fausseté de ces accusations.

Publicité

En bref

  • Une plainte déposée dans l’État du Delaware en juillet dernier
  • Candace Owens, cible principale de la procédure américaine
  • Des preuves photographiques et scientifiques seront soumises au tribunal

Une rumeur transphobe devenue affaire judiciaire internationale

Depuis plusieurs années, Brigitte Macron est la cible d’une théorie complotiste affirmant qu’elle serait en réalité un homme prénommé « Jean-Michel Trogneux ». Cette rumeur sans fondement a d’abord circulé dans des cercles complotistes français avant de traverser l’Atlantique et de se propager massivement sur les réseaux sociaux américains.

Une rumeur transphobe devenue affaire judiciaire internationale
Image d’illustration © Toptenplay

L’affaire prend désormais une tournure judiciaire inédite. Selon la BBC, une plainte a été déposée en juillet dernier dans l’État du Delaware. L’épouse du président français, ancienne professeure de français et de théâtre, se retrouve ainsi contrainte de démontrer son identité devant une juridiction étrangère.

Publicité

Cette situation illustre concrètement la capacité des théories complotistes à franchir les frontières et à s’imposer sur la scène internationale, portées par la puissance de diffusion des plateformes numériques.

Une rumeur née en France, amplifiée à l’international

La théorie selon laquelle Brigitte Macron serait en réalité un homme prénommé « Jean-Michel Trogneux » a émergé dans des cercles complotistes français avant de se propager massivement aux États-Unis via les réseaux sociaux. Relayée par des influenceurs à forte audience, elle est devenue un exemple emblématique de la façon dont les fake news franchissent les frontières et s’imposent dans le débat public international.

Candace Owens, figure centrale de la propagation de la rumeur

Derrière cette procédure américaine se trouve Candace Owens, figure très médiatisée de la droite conservatrice américaine, suivie par des millions d’abonnés. Elle n’a cessé de diffuser cette rumeur auprès de son vaste public, lui conférant une visibilité internationale sans précédent.

Publicité
Candace Owens, figure centrale de la propagation de la rumeur
Image d’illustration © Toptenplay

Face à la plainte, Owens tente aujourd’hui de faire rejeter le dossier en soutenant qu’il ne relève pas de la compétence du tribunal du Delaware. Elle continue par ailleurs de revendiquer sa liberté d’expression, défendant ses déclarations comme de simples opinions personnelles.

Pour les Macron, l’objectif est pourtant clair : obtenir une reconnaissance juridique de la fausseté de ces accusations et mettre un terme définitif à leur diffusion.

Des preuves photographiques et scientifiques soumises au tribunal

Pour répondre aux exigences de la procédure, Brigitte Macron s’apprête à fournir au tribunal ce que son avocat américain, Me Tom Clare, décrit comme « des preuves photographiques et scientifiques » de son sexe. Parmi elles figureront notamment des clichés de ses grossesses ainsi que des documents attestant de sa maternité.

Publicité
Des preuves photographiques et scientifiques soumises au tribunal
Image d’illustration © Toptenplay

Une démarche que l’avocat justifie sans détour : « Elle est prête à le faire. Elle est fermement déterminée à faire le nécessaire pour rétablir la vérité. » Si la procédure est perçue comme particulièrement humiliante, Brigitte Macron a choisi de l’assumer pleinement.

Emmanuel Macron lui-même a pris la parole sur le sujet dans un podcast de la BBC, confiant que ces rumeurs étaient « incroyablement perturbantes » pour son épouse et soulignant leur impact sur leur vie personnelle.

2025
L’année où deux blogueuses françaises poursuivies par Brigitte Macron ont été relaxées en appel au nom de la liberté d’expression.

En France, une bataille judiciaire déjà engagée sans résultat définitif

Ce n’est pas la première fois que Brigitte Macron engage une action en justice pour contrer cette rumeur. Elle avait déjà poursuivi deux blogueuses françaises, Amandine Roy et Natacha Rey, accusées d’avoir propagé la théorie sur son prétendu changement de sexe.

Publicité
En France, une bataille judiciaire déjà engagée sans résultat définitif
Image d’illustration © Toptenplay

Condamnées en première instance, les deux femmes avaient finalement été relaxées en appel en 2025 au nom de la liberté d’expression. Refusant d’en rester là, Brigitte Macron s’est pourvue en cassation, maintenant sa volonté de ne pas laisser cette rumeur circuler sans riposte judiciaire.

Cette double procédure, en France et aux États-Unis, illustre l’ampleur du phénomène et la détermination de la Première dame à défendre son honneur sur tous les fronts. Elle soulève également des questions fondamentales sur les limites de la liberté d’expression face aux fake news et à leurs conséquences humaines.

L’affaire Brigitte Macron dépasse largement le cadre d’un simple litige personnel. Elle cristallise les enjeux contemporains liés à la désinformation, à la violence des théories complotistes et aux limites de la liberté d’expression à l’ère numérique. Qu’elle obtienne gain de cause devant le tribunal du Delaware ou non, la Première dame française aura contribué à mettre en lumière l’urgence d’une réponse judiciaire adaptée face aux fake news les plus destructrices.

Publicité
Publicité
Voir la suite dans la page suivante:
Publicité
Partager sur Facebook