📌 Cabriès : la famille de Quentin Sinibaldi, décédé à 18 ans, lui rend hommage le soir de ses 19 ans
Posted 18 février 2026 by: Admin

Quentin Sinibaldi, 18 Ans : la Vie Fauchée d’un Jeune Homme Aimé de Tous
Le 7 octobre dernier, Cabriès perdait l’un des siens. Quentin Sinibaldi, 18 ans, résidant de cette commune des Bouches-du-Rhône, décédait dans un accident de voiture, laissant derrière lui une famille et des amis dévastés. Un destin brisé trop tôt, dans une ville où tout le monde ou presque se connaît.
Ceux qui l’entouraient décrivent unanimement un jeune homme dont la présence illuminait les cercles qu’il fréquentait. Drôle, rempli de joie de vivre, très présent pour ses proches — ces mots, simples mais chargés d’authenticité, dessinent le portrait d’un adolescent ancré dans ses relations, attentif aux autres, et dont l’absence s’est imposée comme un vide difficile à combler.
L’onde de choc provoquée par sa disparition a immédiatement dépassé le cadre familial. Dans les jours suivant le drame, c’est toute une communauté locale qui s’est trouvée confrontée au silence soudain laissé par celui qui, quelques semaines plus tôt, aurait fêté ses 19 ans. Car c’est là que réside peut-être la part la plus cruelle de ce deuil : Quentin n’avait pas encore eu le temps de devenir l’adulte qu’il promettait d’être.
Face à cette douleur partagée, sa famille a choisi de ne pas laisser l’absence avoir le dernier mot — et a décidé d’agir.

« 19 Ans d’Amour » : une Soirée Pensée pour Honorer sa Mémoire
Face à cette douleur partagée, sa famille a choisi de ne pas laisser l’absence avoir le dernier mot. C’est ainsi que le vendredi 13 février, à la veille de ce qui aurait été le 19e anniversaire de Quentin, une soirée hommage a pris vie sous le titre « 19 ans d’amour » — un intitulé à la fois sobre et bouleversant, qui dit tout de l’attachement indéfectible des siens.
Loin d’une initiative isolée, cet événement est le fruit d’une collaboration structurée entre la famille Sinibaldi et deux associations : Le Point Rose et Jeunes Sud Événements. Ensemble, ils ont œuvré pour que la date du 12 février ne se réduise pas à un anniversaire fantôme, mais devienne au contraire un rendez-vous de mémoire collective, ancré dans ce que Quentin aimait : la musique et la chaleur humaine.
Le choix du 13 février n’est pas anodin. En se tenant la veille du jour J, la soirée instaurait une forme de veillée affective, un espace suspendu entre ce qui aurait dû être et ce qui reste. La famille, soutenue par ces deux structures associatives, a ainsi réussi à transformer la douleur en geste concret — offrir à tous ceux qui aimaient Quentin un cadre pour exprimer ce qui déborde souvent en silence.
Ce soir-là, ils étaient nombreux à avoir répondu à l’appel.

Photos, Ballons Lumineux et Larmes : le Portrait d’un Jeune Homme Inoubliable
Ce soir-là, ils étaient effectivement nombreux — une cinquantaine de personnes — à franchir le seuil de la salle, portant avec eux leurs souvenirs, leurs photos et leur peine. L’espace avait été pensé à l’image de Quentin : des clichés retraçant sa vie côtoyaient des ballons lumineux, tandis que des prises de parole rythmaient la soirée, offrant à chacun l’occasion de dire, à voix haute, ce que les mots ordinaires peinent parfois à contenir.
Car ceux qui l’ont connu n’ont pas manqué de mots pour le décrire. Ses amis le portraituraient unanimement comme « un jeune homme drôle, rempli de joie de vivre », toujours « très présent pour ses proches » — un de ces êtres dont l’absence redessine, après coup, à quel point leur présence était centrale.
L’atmosphère de cette soirée n’était pas celle d’un deuil figé. Les larmes étaient là, inévitables, mais elles coexistaient avec quelque chose de plus rare : une acceptation en cours, fragile et courageuse à la fois. Ni dans le déni, ni dans l’effondrement, les proches de Quentin semblaient traverser ensemble une étape difficile mais nécessaire.
C’est précisément dans cet entre-deux — entre douleur et mémoire vivante — qu’une citation est venue s’imposer d’elle-même, comme un fil invisible tissé entre tous ceux présents ce soir-là.

Victor Hugo en Écho : un Deuil Collectif Comme Étape Fondatrice
Ce fil invisible, c’est une phrase de Victor Hugo qui l’a incarné : « Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis. » Ces mots, surgis au cœur de la soirée, ont circulé de bouche en bouche avec cette évidence propre aux vérités que l’on reconnaît avant même de les comprendre. Ils ne consolent pas à proprement parler — ils disent autre chose : que la présence d’un disparu n’est pas abolie, seulement transformée.
C’est peut-être là le cœur de ce que la famille de Quentin cherchait à construire ce soir-là. Non pas effacer la douleur, mais lui donner une forme tenable, partageable. En réunissant une cinquantaine de proches autour de sa mémoire, en collaboration avec Le Point Rose et Jeunes Sud Événements, ils ont fait de cet hommage bien plus qu’une commémoration : une étape fondatrice dans leur chemin de deuil.
Car le deuil collectif possède une vertu que le deuil solitaire ne peut offrir : il ancre la perte dans une communauté, et transforme le manque en lien. Chaque témoignage, chaque larme partagée, chaque sourire arraché au souvenir de Quentin a contribué à tisser ce lien-là — vivant, concret, irréductible à l’absence.
À 18 ans, Quentin Sinibaldi n’a pas eu le temps de voir ce qu’il aurait construit. Mais ceux qui l’ont aimé, eux, continuent.










