
Les marchés ont «clairement intégré le risque d’un échec des négociations», notamment après la suspension du déplacement du vice-président JD Vance au Pakistan, «faute d’engagement crédible de Téhéran», selon l’analyste John Plassard de la banque privée Cité Gestion.
«Une nouvelle escalade reste possible à tout moment. Le blocus maritime des États-Unis pourrait contraindre le régime des mollahs à une réaction militaire», avertit Andreas Lipkow, analyste chez CMC Markets. La tension géopolitique dans la région demeure donc entière.
Trêve américano-iranienne : un équilibre précaire
Depuis le 8 avril 2026, les États-Unis et l’Iran observent une trêve dans le cadre des tensions au Moyen-Orient. Donald Trump a décidé de la prolonger unilatéralement, mais le blocus maritime américain des ports iraniens reste en vigueur. Cette situation maintient une pression constante sur les marchés financiers mondiaux, sensibles à toute escalade dans la région.
Bureau Veritas et Eurofins Scientific : deux chutes marquées
Bureau Veritas, spécialiste des tests, vérifications et certifications, a revu légèrement à la baisse ses perspectives pour 2026. La réaction des marchés a été sévère : le titre plongeait de 10,31% à 25,50 euros vers 09h30.

Eurofins Scientific, géant français des laboratoires d’analyses, a publié un chiffre d’affaires de 1,789 milliard d’euros au premier trimestre, en hausse modérée de 1,3%. Ce résultat, inférieur aux attentes des analystes, a provoqué une chute du titre de 8,56% à 63,42 euros.
Ces deux décrochages illustrent la sensibilité des marchés aux publications trimestrielles, dans un contexte global déjà fragilisé par les incertitudes géopolitiques.
FDJ recule, Danone résiste malgré un chiffre d’affaires en baisse
FDJ United, nouveau nom de la Française des Jeux, a enregistré un chiffre d’affaires en recul de 3,2% au premier trimestre 2026, pénalisé par la hausse de la fiscalité. Le groupe a revu ses prévisions à la baisse, ce qui a fait chuter son titre de 6,44% à 24,69 euros.

Le géant de l’agroalimentaire Danone a lui aussi affiché un chiffre d’affaires en recul de 2% au premier trimestre, à 6,7 milliards d’euros. Ce repli s’explique principalement par l’appréciation de l’euro, mais aussi par des rappels de lait infantile et les effets de la guerre au Moyen-Orient.
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