Cette limite diagnostique explique pourquoi la maladie est souvent découverte à un stade avancé, réduisant considérablement les perspectives de guérison. Le dépistage précoce constitue donc une priorité médicale depuis plusieurs années, sans qu’une solution simple et fiable n’ait encore été généralisée.
Un cancer difficile à diagnostiquer tôt
Le cancer du pancréas est l’une des pathologies les plus létales, en grande partie parce qu’il est rarement détecté avant d’avoir atteint un stade avancé. L’absence de symptômes clairs en phase précoce et les limites des marqueurs biologiques existants ont longtemps freiné les progrès du dépistage. Une prise en charge aux premiers stades augmente considérablement les chances de guérison.
Panregza: une double analyse génétique et protéique sur une seule prise de sang
Le test Panregza, développé par une équipe de chercheurs japonais, repose sur une double analyse réalisée à partir d’un seul prélèvement sanguin. Comme l’expliquent les chercheurs, « ce test combine l’analyse des profils d’expression génique du sang périphérique avec le marqueur tumoral sérique CA19-9 » pour offrir une précision inégalée.

Concrètement, le dispositif mesure la réaction des gènes des cellules immunitaires circulantes pour repérer une présence tumorale là où les examens ordinaires échouaient. L’analyse génétique seule parvient à détecter près de neuf cas sur dix, mais elle peut réagir à une simple infection bénigne, générant des fausses alertes.
C’est précisément là qu’intervient le croisement avec le dosage du CA19-9: la combinaison des deux méthodes élimine efficacement ces faux positifs tout en conservant une sensibilité élevée. Au final, le test Panregza est présenté comme six fois plus performant qu’un bilan traditionnel aux stades initiaux de la maladie.
En Oregon, un second test annoncé en février 2025 pour l’adénocarcinome canalaire
Les travaux japonais s’inscrivent dans une dynamique scientifique internationale. En février 2025, Montoya Mira et son équipe de l’Institut du cancer Knight de l’Université d’État de l’Oregon ont annoncé la mise au point d’un test hautement sensible pour détecter l’adénocarcinome canalaire pancréatique, la forme la plus courante de cette pathologie.

Des chercheurs canadiens travailleraient par ailleurs sur un traitement complémentaire destiné à cibler les cellules tumorales résistantes, selon les informations disponibles. Des équipes espagnoles exploreraient quant à elles une thérapie susceptible d’améliorer la durée de vie des patients atteints de formes avancées, bien que ces pistes restent à ce stade des annonces de recherche non encore validées à grande échelle.
Études complémentaires et évaluation par les autorités sanitaires avant tout déploiement
Malgré des résultats présentés comme très prometteurs, les chercheurs soulignent que des études complémentaires sur un plus grand nombre de participants restent nécessaires pour confirmer la fiabilité du Panregza à plus grande échelle.
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