
Le dirigeant parle d’un marché qui doit encore « réussisse à se reréguler ». La formule vise un mécanisme concret: l’offre, les stocks et les flux maritimes doivent retrouver un équilibre après les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient et au ralentissement du trafic autour du détroit d’Ormuz.
Franceinfo, cité par l’article source, résume cette prise de parole comme « une incitation à la patience ». Même après un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, Patrick Pouyanné juge que l’ajustement prendra tout le troisième trimestre, ce qui laisse planer l’incertitude sur les dépenses de carburants pendant l’été.
Un baril à 72 dollars, mais une pompe encore sous tension
Selon NextPlz, le Brent est déjà redescendu vers 72 dollars le baril, soit environ 66 euros. Mais Patrick Pouyanné estime que les prix à la pompe correspondent encore à un baril à 95 ou 100 dollars. L’écart nourrit la frustration des conducteurs qui surveillent leur budget voiture.

L’article avance plusieurs explications. Pendant la phase de blocage, les stocks de brut se sont accumulés dans le Golfe, tandis que les stocks de carburants ont été fortement entamés dans les pays consommateurs. Avant que les stations répercutent pleinement la baisse du pétrole, ces déséquilibres doivent être corrigés.
Le raffinage et la logistique jouent aussi un rôle, d’après l’analyse rapportée par NextPlz. Un baril moins cher ne suffit pas si les carburants raffinés restent rares ou plus difficiles à transporter. Les taxes, elles, retardent encore la transmission visible de la baisse sur le prix payé en station.
Ormuz concentre environ 20 % de la consommation mondiale
Le détroit d’Ormuz reste le point de passage surveillé. Selon Connaissance des énergies, cité par NextPlz, environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole transite par cette zone. Ce chiffre explique pourquoi un ralentissement maritime local peut se traduire par des tensions beaucoup plus larges sur l’énergie.

