L’écriture s’impose alors comme son unique exutoire. Son livre n’est pas simplement un témoignage : c’est une tentative désespérée de faire exister sa vérité malgré le déni judiciaire et familial. Elle y consigne les faits, les découvertes, les émotions que personne ne semble vouloir entendre. Ce silence paternel, qu’aucune condamnation ne pourra briser, la condamne à vivre avec une question lancinante qui ne trouvera jamais de réponse.
Cette absence de résolution transforme chaque jour en survie plutôt qu’en reconstruction, figeant Caroline dans un statut de victime perpétuelle que même la justice n’a pas pleinement reconnu.
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