Antonio Tajani, ministre des Affaires étrangères et chef de Forza Italia, a pris position sans ambiguïté : les « châtiments corporels » sont, selon lui, incompatibles avec les principes fondamentaux de l’État de droit. Une formulation qui tranche radicalement avec la rhétorique offensive de Matteo Salvini, lequel réclame une ligne de « tolérance zéro » et martèle son exigence : « pas de réduction de peine » pour les auteurs de crimes sexuels.
L’opposition, de son côté, mobilise des arguments constitutionnels. Le Partito Democratico alerte sur un possible conflit entre la mesure envisagée et les droits fondamentaux garantis par la Constitution italienne — un obstacle juridique potentiellement rédhibitoire.
Face à ces tensions croisées, la commission parlementaire créée en septembre 2024 doit poursuivre ses travaux sans calendrier fixé. Le Sénat n’a toujours pas donné son feu vert définitif. Ce qui devait s’imposer comme une réponse ferme à l’émotion collective se révèle être un chantier législatif aussi complexe que clivant — révélateur, au fond, des contradictions profondes que soulève toute tentative de légiférer à l’intersection du droit pénal, de la médecine et des libertés individuelles.
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