
La formule employée vise clairement à retirer le consentement de l’auteur condamné du dispositif. Selon les propos rapportés par Demotivateur, Bruno Retailleau a déclaré : « Je pense que le juge devrait pouvoir sans l’accord de l’agresseur ». Il a ajouté : « Pour moi, il faut traiter le mal à partir de la racine ».
Cette proposition s’inscrit dans une ligne de fermeté pénale. Elle déplace le débat vers une question centrale de justice : jusqu’où l’État peut-il aller pour prévenir la récidive des violences sexuelles sur mineurs ?
### Le scandale du périscolaire parisien en toile de fond
La déclaration de Bruno Retailleau intervient après les révélations sur des violences présumées dans le périscolaire à Paris. L’affaire, rendue publique au printemps 2025, concerne des signalements visant des animateurs soupçonnés de violences physiques et d’agressions sexuelles sur des enfants dans des écoles de la capitale.

Le 17 mai 2026, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a indiqué sur RTL que des enquêtes concernaient 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Selon RTL, elle a aussi précisé que tous les arrondissements parisiens étaient concernés.
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