La directrice a également minimisé la portée de la communication autour de l’opération, précisant que les deux références de climatiseurs figuraient parmi quelque 200 autres articles du prospectus. Selon elle, aucune mise en avant particulière n’avait été prévue par rapport aux autres produits.
Une vidéo Game of Thrones publiée la veille fragilise la version officielle de l’enseigne
La version défendue par Lidl se heurte toutefois à un élément concret. La veille de l’opération, l’enseigne avait publié sur X une vidéo promotionnelle pour annoncer l’arrivée des climatiseurs — une vidéo délibérément inspirée d’une scène de guerre tirée de Game of Thrones.

Ce choix créatif, qui jouait explicitement sur la métaphore de la bataille à venir pour obtenir les appareils, contredit directement l’argument selon lequel l’opération n’avait pas fait l’objet d’une communication renforcée. Annoncer une vente avec une référence à une charge militaire, c’est anticiper — et peut-être encourager — l’afflux massif de clients.
Cette contradiction entre le discours officiel et la réalité de la campagne de communication risque d’alimenter les critiques des élus et de relancer le débat sur la responsabilité des enseignes lors de ventes flash de produits en forte tension sur le marché.
La polémique devrait se prolonger dans les prochains jours, portée notamment par les deux députés qui ont déjà interpellé l’enseigne publiquement. La question de la responsabilité des distributeurs lors de ventes flash de produits en rupture de stock — et de l’encadrement de leur communication — pourrait être soulevée à l’Assemblée nationale. Du côté de Lidl, aucune mesure concrète n’a été annoncée pour éviter ce type de scènes lors de prochaines opérations commerciales, alors qu’une troisième vague de chaleur est attendue et que la demande en climatiseurs reste très élevée.

