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11 août 2026
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ChatGPT: l’étude du MIT qui mesure ses effets sur le cerveau

Les chercheurs introduisent à ce stade la notion de « dette cognitive ». Déléguer ponctuellement une tâche peut être efficace, mais confier systématiquement à un outil les étapes de recherche, d’organisation et de formulation pourrait réduire l’investissement cognitif de façon durable.

Une adoption mondiale qui interroge les chercheurs

ChatGPT est passé en quelques années d’un outil expérimental à un assistant utilisé dans des contextes très variés: rédaction professionnelle, recherche d’informations, conseils pratiques. Selon des estimations citées par Incremys, il compterait environ 900 millions d’utilisateurs actifs par semaine en 2026. C’est précisément cette adoption massive et quotidienne qui a conduit des chercheurs à s’interroger sur ses effets cognitifs à long terme.

Après l’arrêt de ChatGPT, l’activité cérébrale ne revenait pas au niveau initial

L’une des observations les plus marquantes de l’étude est apparue lorsque les chercheurs ont modifié les conditions de l’expérience en cours de protocole. Après plusieurs sessions réalisées avec l’aide de l’IA, certains participants ont dû reprendre l’exercice sans ChatGPT.

Personne travaillant seule avec un carnet, sans assistance numérique, dans un bureau
Image d’illustration © Toptenplay

On aurait pu s’attendre à ce que leur engagement cérébral rejoigne rapidement celui des personnes habituées à travailler seules. Ce n’est pourtant pas ce qui a été observé: leur activité cérébrale demeurait globalement inférieure à celle du groupe qui n’avait jamais bénéficié de l’assistance de l’IA.

Cette différence suggère, selon les auteurs, que la manière dont on s’habitue à accomplir une tâche pourrait compter autant que l’utilisation ponctuelle de l’outil lui-même. Autrement dit, c’est moins l’outil en tant que tel que la régularité et la profondeur de la délégation qui semblent jouer un rôle.

Des résultats préliminaires sur 54 personnes, pas une condamnation de l’IA

Les chercheurs sont explicites sur les limites de leur travail. L’étude porte sur un échantillon de 54 participants, et ses résultats doivent encore être confirmés par des recherches à plus grande échelle. Ils ne permettent pas d’affirmer que plusieurs mois d’utilisation de ChatGPT provoquent des dommages cérébraux durables.

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