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20 juin 2026

Ciotti relance la commission sur le coût de l’immigration, un an avant la présidentielle

Le 29 avril 2026, Éric Ciotti a annoncé sur CNews que son groupe parlementaire, l’Union des droites pour la République (UDR), allait lancer une commission d’enquête sur le coût de l’immigration à l’Assemblée nationale. Ce n’est pas une première : une tentative identique avait été engagée en 2025 avant d’être abandonnée au profit d’un autre dossier. À moins d’un an de l’élection présidentielle, cette nouvelle offensive mêle calcul institutionnel, chiffres disputés et stratégie électorale.

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En bref

  • Ciotti annonce une commission d’enquête parlementaire sur l’immigration
  • Un projet similaire avait déjà été déposé en 2025
  • Les économistes concluent à un impact budgétaire modéré

L’annonce du 29 avril : Ciotti veut « la vérité des chiffres »

Le 29 avril 2026, Éric Ciotti a officialisé l’intention de son groupe d’utiliser son droit de tirage parlementaire pour créer une commission d’enquête sur le coût de l’immigration. « Notre groupe va lancer une commission d’enquête sur le coût de l’immigration », a-t-il déclaré sur CNews, avant de répéter l’annonce sur Europe 1. Le président de l’UDR, qui dirige un groupe de dix-sept députés, entend ainsi peser sur le débat budgétaire national.

L'annonce du 29 avril : Ciotti veut « la vérité des chiffres »
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pour justifier sa démarche, Ciotti dénonce ce qu’il appelle une « omerta » sur le sujet. « Il faut qu’on ait la vérité des chiffres parce que l’on nous ment depuis des années », a-t-il affirmé, évoquant un « coût gigantesque à plusieurs dizaines de milliards d’euros ». Ces chiffres, avancés sans précision méthodologique, anticipent déjà les controverses qui émailleront les travaux de la future commission.

Sur le plan procédural, cette commission ne pourra pas démarrer avant la prochaine session parlementaire 2026-2027, au plus tôt en juin prochain. Les règles de l’Assemblée nationale stipulent qu’un groupe ne peut solliciter la création d’une nouvelle commission d’enquête tant que la précédente, constituée au titre de son droit de tirage, n’a pas achevé ses travaux.

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Un scénario déjà joué en 2025, puis mis de côté

Cette initiative n’a rien d’inédit. En juin 2025, l’UDR avait déjà déposé une proposition de résolution quasi identique, que la commission des lois avait jugée recevable. Son périmètre couvrait alors « les dépenses directes liées à l’accueil, l’hébergement, la santé, l’éducation et l’aide sociale des immigrés », ainsi que « le financement des associations d’aide aux étrangers en situation régulière et irrégulière ».

Un scénario déjà joué en 2025, puis mis de côté
Image d’illustration © TOPTENPLAY

À l’époque, les auteurs de la résolution s’étaient défendus de toute arrière-pensée, assurant que la commission « ne visait pas à stigmatiser une population ou un groupe, mais à fournir une analyse factuelle et chiffrée pour nourrir un débat public informé ». Ces précautions de langage n’avaient pas dissipé les craintes des groupes d’opposition de gauche.

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