Chaque année, des milliers de patients reçoivent le diagnostic d’un glioblastome, la tumeur cérébrale la plus fréquente et la plus agressive chez l’adulte, dont la survie moyenne dépasse rarement dix-huit mois après le diagnostic. Depuis plus de vingt ans, des chercheurs explorent une piste inattendue : le rôle du cytomégalovirus humain (CMVH), un virus présent dans l’organisme de plus d’un adulte sur deux, dans l’évolution de cette tumeur. Si le virus n’en serait pas à l’origine, il pourrait en amplifier l’agressivité — et, surtout, représenter une nouvelle cible thérapeutique.

Le glioblastome est un gliome — une tumeur qui prend naissance dans le tissu de soutien du cerveau, les cellules gliales, et plus précisément dans les astrocytes et les oligodendrocytes. Sa…


