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16 août 2026
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Claire Maurier, visage du cinéma français, est morte à 97 ans

C’est dans les années 1950 qu’elle fait ses premières armes, à la fois au théâtre et à la télévision, accumulant discrètement une expérience qui allait bientôt lui ouvrir les portes du grand cinéma.

Les Quatre Cents Coups : une Nouvelle Vague comme tremplin

Sa carrière cinématographique prend un tournant décisif en 1959, lorsque François Truffaut lui confie le rôle de Gilberte Doinel, la mère du jeune Antoine, dans Les Quatre Cents Coups. Le film s’impose immédiatement comme l’un des manifestes fondateurs de la Nouvelle Vague, courant qui allait bouleverser le cinéma mondial.

Les Quatre Cents Coups : une Nouvelle Vague comme tremplin
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Paradoxalement, ce rôle fondateur n’était pourtant que sa onzième apparition à l’écran. Claire Maurier avait déjà derrière elle une décennie de travail dans l’ombre du cinéma français, sans avoir encore trouvé le personnage capable de la faire reconnaître du grand public.

Quelques années plus tard, en 1963, elle partage l’affiche de La Cuisine au beurre aux côtés de Fernandel et Bourvil. Ce tournage lui permet d’observer de près les relations tendues entre les deux monstres sacrés de la comédie française, une anecdote qu’elle a évoquée par la suite.

La Nouvelle Vague, une révolution cinématographique

Apparu à la fin des années 1950, le mouvement de la Nouvelle Vague a profondément renouvelé le cinéma français en privilégiant des tournages légers, des histoires ancrées dans le quotidien et une grande liberté de ton. Porté par des cinéastes comme François Truffaut ou Jean-Luc Godard, il a influencé durablement le cinéma mondial. Les Quatre Cents Coups, sorti en 1959, est unanimement considéré comme l’un des films fondateurs de ce courant.

De La Cage aux folles à Amélie Poulain : des rôles gravés dans la mémoire collective

À la fin des années 1970, Claire Maurier connaît un nouveau souffle avec La Cage aux folles (1978), comédie d’Édouard Molinaro adaptée d’une pièce de théâtre à succès. Le film remporte un César et un Golden Globe, témoignant d’un rayonnement international rare pour une production française de l’époque.

De La Cage aux folles à Amélie Poulain : des rôles gravés dans la mémoire collective
Image d’illustration © TOPTENPLAY

En 1981, son talent est officiellement reconnu par une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Un mauvais fils de Claude Sautet, aux côtés de Patrick Dewaere et Brigitte Fossey. Puis, en 1995, une nomination au Molière de la meilleure comédienne dans un second rôle pour Un air de famille d’Agnès Jaoui confirme sa place de référence dans le théâtre français.

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