Consciente du scandale, Noëlle Lenoir publie un rectificatif sur les réseaux sociaux dès le lendemain. Trop tard. L’autorité de régulation balaie cette tentative de rattrapage : « Ce correctif diffusé sur la chaîne, qui est de nature à préciser l’intention de l’invitée, est en l’espèce sans incidence sur la caractérisation des manquements retenus à l’encontre de l’éditeur ». La responsabilité incombe à CNews, qui n’a pas su empêcher la diffusion de ces propos. Verdict : 25.000 euros d’amende.
Quatre jours plus tard, une nouvelle séquence allait aggraver considérablement le dossier de la chaîne.

La Tirade De Françoise Laborde Sur Les Palestiniens Et Les Musulmans
Le 12 août 2025, Françoise Laborde provoque un second scandale encore plus grave. L’ex-membre du CSA participe à un débat sur un contrôleur aérien suspendu pour avoir dit « Free Palestine » à l’équipage d’une compagnie israélienne. Elle y développe une double stigmatisation qui va coûter cher à CNews.
Selon elle, les « Occidentaux » percevaient les Palestiniens comme des « opprimés » avant le 7 octobre. Mais après les attaques terroristes, ces mêmes « Palestiniens se révèlent être les sauvages, sanguinaires, les plus épouvantables qu’on puisse imaginer ». L’assimilation d’un peuple entier à des terroristes franchit une ligne rouge.
La sœur de Catherine Laborde ne s’arrête pas là. Elle dénonce dans les aéroports parisiens un « grand nombre de bagagistes très marqués physiquement par la religion musulmane, qui auraient la petite barbe qui va bien », qu’elle accuse de constituer « carrément des lobbies » et de présenter « un risque de radicalisation ». Cette fois, l’amalgame vise directement les musulmans sur leur apparence physique.
L’Arcom tranche sans appel : ces « stigmatisations sont de nature à encourager des comportements discriminatoires ». La gravité des propos justifie une sanction trois fois supérieure à la précédente : 75.000 euros d’amende.
Ces deux séquences révèlent un problème structurel qui dépasse les simples dérapages estivaux.

Articles suggérés
62 milliards d’euros collectés: où va l’argent de la Journée de solidarité?
Née de la canicule meurtrière de 2003, la Journée de solidarité a permis de collecter approximativement 62 milliards d'euros depuis sa création, selon un…

