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12 septembre 2026
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CNews condamnée à 100 000 euros d’amende : l’Arcom sanctionne des propos discriminatoires envers les Algériens et les Palestiniens dans « L’heure des pros 2 »

Consciente du scandale, Noëlle Lenoir publie un rectificatif sur les réseaux sociaux dès le lendemain. Trop tard. L’autorité de régulation balaie cette tentative de rattrapage : « Ce correctif diffusé sur la chaîne, qui est de nature à préciser l’intention de l’invitée, est en l’espèce sans incidence sur la caractérisation des manquements retenus à l’encontre de l’éditeur ». La responsabilité incombe à CNews, qui n’a pas su empêcher la diffusion de ces propos. Verdict : 25.000 euros d’amende.

Quatre jours plus tard, une nouvelle séquence allait aggraver considérablement le dossier de la chaîne.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Tirade De Françoise Laborde Sur Les Palestiniens Et Les Musulmans

Le 12 août 2025, Françoise Laborde provoque un second scandale encore plus grave. L’ex-membre du CSA participe à un débat sur un contrôleur aérien suspendu pour avoir dit « Free Palestine » à l’équipage d’une compagnie israélienne. Elle y développe une double stigmatisation qui va coûter cher à CNews.

Selon elle, les « Occidentaux » percevaient les Palestiniens comme des « opprimés » avant le 7 octobre. Mais après les attaques terroristes, ces mêmes « Palestiniens se révèlent être les sauvages, sanguinaires, les plus épouvantables qu’on puisse imaginer ». L’assimilation d’un peuple entier à des terroristes franchit une ligne rouge.

La sœur de Catherine Laborde ne s’arrête pas là. Elle dénonce dans les aéroports parisiens un « grand nombre de bagagistes très marqués physiquement par la religion musulmane, qui auraient la petite barbe qui va bien », qu’elle accuse de constituer « carrément des lobbies » et de présenter « un risque de radicalisation ». Cette fois, l’amalgame vise directement les musulmans sur leur apparence physique.

L’Arcom tranche sans appel : ces « stigmatisations sont de nature à encourager des comportements discriminatoires ». La gravité des propos justifie une sanction trois fois supérieure à la précédente : 75.000 euros d’amende.

Ces deux séquences révèlent un problème structurel qui dépasse les simples dérapages estivaux.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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