De retour d’Alger, Ségolène Royal a frappé fort ce lundi…

La Position De Ségolène Royal Sur La Colonisation
De retour d’Alger, Ségolène Royal a frappé fort ce lundi 2 février sur TF1. L’ancienne ministre socialiste affirme sans détour que « les conséquences dramatiques de la colonisation n’ont jamais été reconnues » par la France. Une déclaration qui ravive un débat mémoriel sensible concernant la période 1830-1962.
Devenue en décembre présidente de l’Association France Algérie, Royal appelle Paris à opérer un « geste de réconciliation et de reconnaissance ». Elle souligne une particularité significative : contrairement à d’autres anciennes colonies, l’Algérie ne réclame aucune indemnisation financière. Un détail qui, selon elle, démontre la nature profondément symbolique de cette attente.
L’ancienne candidate à la présidentielle pointe le revirement d’Emmanuel Macron. En février 2017, alors candidat à l’Élysée, il avait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité » lors d’une visite à Alger. Des « mots très forts » qui avaient suscité l’espoir côté algérien. Mais Royal estime qu’il « a complètement changé » par la suite. Ce virage stratégique aurait été perçu comme « une trahison » par les autorités algériennes, creusant davantage le fossé diplomatique entre les deux pays.
Cette prise de position mémorielle intervient alors que Royal tente de se poser en médiatrice dans un contexte de tensions exacerbées.

La Mission De Médiation À Alger
Cette posture mémorielle s’accompagne d’une action concrète sur le terrain. Vendredi dernier, Ségolène Royal s’est rendue à Alger en tant que présidente de l’Association France Algérie, fonction qu’elle occupe depuis décembre. Une visite qui prend tout son sens dans un contexte où « les canaux officiels semblent à bout de souffle ».
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