
L’Impasse De La Diplomatie Officielle Et L’Appel À Nuñez
Face à cet engrenage, les canaux officiels restent paralysés. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, a été invité par son homologue algérien. Pourtant, aucune visite ne s’est concrétisée. Sur France Inter vendredi matin, Nuñez pose ses conditions : reprise des reconduites d’Algériens en situation irrégulière et résolution du cas Gleizes. Deux « bougés très fort » qu’il attend d’Alger avant tout déplacement.
Ségolène Royal critique ouvertement cette approche. « Il faut que le ministre de l’Intérieur aille sur place. Il est attendu », affirme-t-elle sur TF1. Sa position est tranchée : « Quand on pose des conditions, c’est que l’on ne veut pas y aller. » Une formule qui résume le fossé entre deux stratégies diplomatiques inconciliables.
D’un côté, le gouvernement français privilégie le rapport de force et les contreparties mesurables. De l’autre, Royal prône la démarche sans préalable, estimant que le dialogue seul peut débloquer les dossiers techniques. Cette divergence illustre l’absence de ligne claire côté français face à un partenaire algérien qui conditionne tout échange au respect mutuel.
Le sort de Christophe Gleizes, qui n’a reçu « aucune autre visite » hormis ses parents et le cardinal Vesco depuis sa condamnation, devient le révélateur d’une impuissance diplomatique. Royal dit avoir « appuyé » sa demande de grâce auprès de Tebboune. Reste à savoir si Paris acceptera de franchir le pas d’une diplomatie sans conditions, seule voie susceptible de rouvrir un canal aujourd’hui fermé.
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