Accablé par le deuil et épuisé par la maladie, il sombre dans une dépression sévère. « Je ne voulais plus vivre, et à ce moment-là, je me sentais abandonné et seul », explique-t-il. C’est dans cet état de détresse extrême qu’il tente de mettre fin à ses jours, et se retrouve en soins intensifs — là où tout va basculer.
Une expérience de mort imminente qui ne ressemble à aucune autre
Hospitalisé en urgence, Gerhard Schug est placé en soins intensifs et tombe dans un coma qui durera cinq jours. Une période durant laquelle, selon son témoignage, sa conscience ne s’est pas éteinte — elle a voyagé dans un ailleurs qu’il n’attendait pas.

Les expériences de mort imminente, couramment désignées sous le sigle EMI, sont le plus souvent décrites comme des visions lumineuses et apaisantes : un tunnel, une lumière au bout, des proches disparus venus à la rencontre du mourant. Gerhard Schug, lui, n’a rien vu de tel. « Dans mon expérience de mort imminente, je ne suis pas passé dans une lumière brillante ni dans un au-delà où tout est beau », dit-il sobrement.
Ce qui l’attendait était d’une toute autre nature : une architecture sombre et imposante, des sons stridents, et une présence qu’il identifie sans ambiguïté au diable. À son réveil, il se souvient de chaque détail avec une netteté qui, cinq jours plus tard, n’a pas faibli.
Les expériences de mort imminente
Les expériences de mort imminente (EMI) désignent des états de conscience vécus par certaines personnes lors d’un arrêt cardiaque, d’un coma ou d’une situation proche de la mort. Largement documentées depuis les travaux du médecin américain Raymond Moody dans les années 1970, elles se manifestent sous des formes très variables selon les individus et les cultures. Si les visions lumineuses et apaisantes sont les plus souvent rapportées, une partie des témoignages font état d’expériences terrifiantes — un phénomène moins médiatisé mais reconnu dans la littérature médicale et scientifique.
Le palais de pierre, le diable et les âmes broyées
La description que livre Gerhard Schug de l’enfer est d’une précision architecturale inattendue. « Il y avait un palais en pierre, gris et grand, avec un haut toit à baldaquin comme ceux qu’on trouve en Chine ou au Japon, et il y avait un trône. C’était un trône plat sans dossier — qui ressemblait à un bloc de pierre. » Ce lieu sombre dominait une jetée s’engouffrant dans la mer, où de vieux bateaux à l’apparence orientale étaient amarrés des deux côtés.

De ces embarcations, des âmes étaient extraites et conduites jusqu’à la silhouette trônant au sommet du palais. « J’ai vu le diable — il faisait chaud là-bas — il avait des cornes, en effet, comme on pourrait imaginer un diable typique », raconte-t-il. Une sélection s’opérait alors parmi les âmes présentées devant lui, dont le sort se révélait pour certaines particulièrement brutal.
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