
Sur la question de l’inéligibilité, la cour a prononcé 45 mois, dont 30 assortis du sursis. Seuls 15 mois sont donc effectifs — et ils ont déjà été purgés du fait de l’exécution immédiate du jugement rendu en première instance le 31 mars 2025.
Cette configuration juridique est décisive: Marine Le Pen ne se trouve plus frappée d’aucune inéligibilité au moment du verdict. Elle pourra, si elle le souhaite, se porter candidate à l’élection présidentielle de 2027. La femme politique de 57 ans devait s’exprimer dès ce mardi soir au journal télévisé de 20 heures de TF1.
Louis Aliot arrive aux côtés de son ex-compagne et conserve ses mandats
Louis Aliot, ex-compagnon de Marine Le Pen et maire de Perpignan, faisait partie des onze codétenus ayant fait appel du premier jugement. Il est arrivé à ses côtés au palais de justice ce mardi matin, formant une image remarquée par les médias présents.

La cour d’appel l’a condamné à un an de prison avec sursis, deux ans d’inéligibilité assortis du sursis et 5 000 euros d’amende, selon Actu.fr. Des peines entièrement assorties du sursis, ce qui lui évite toute exécution immédiate.
Cette décision lui permet de conserver l’ensemble de ses fonctions électives: il reste maire de Perpignan et président de Perpignan Méditerranée Métropole. Sa situation tranche avec celle de première instance, dont les conséquences auraient pu peser sur son avenir politique local.
L’affaire des assistants parlementaires du FN
Ce dossier porte sur l’emploi présumé fictif d’assistants parlementaires européens au profit du Front national, aujourd’hui Rassemblement national. Un premier jugement avait été rendu le 31 mars 2025, dont l’exécution immédiate avait déclenché la période d’inéligibilité de Marine Le Pen. Onze prévenus, dont Louis Aliot, avaient fait appel de cette décision.
Marion Maréchal: «Rien ne s’arrêtera pour toi demain»
Quelques heures avant le délibéré, Marion Maréchal a publié un message sur le réseau social X à l’attention de sa tante. La députée européenne de 36 ans y a pris position sur l’affaire tout en témoignant de leur relation politique et personnelle.

«À quelques heures du jugement, dans cette veillée d’armes, je tenais à t’écrire ces quelques mots», a-t-elle introduit, avant d’affirmer: «Ceux qui imaginent qu’une condamnation t’empêcherait de continuer à te battre pour les Français, font un mauvais calcul. J’ai été l’un des témoins privilégiés de ta solidité dans les épreuves, qu’elles soient politiques ou personnelles.»
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