
Au-delà du salaire, ce type de contrat s’accompagne d’avantages significatifs : hébergement sur site tous frais payés, frais de transport et de repas pris en charge par l’employeur. Des conditions qui réduisent considérablement les dépenses courantes pendant les périodes de travail.
Résultat : sur l’année, Ashlea n’effectue que 22 semaines de travail, soit moins de la moitié d’un calendrier annuel standard. Un volume horaire réduit qui ne l’empêche pas d’afficher des revenus bien supérieurs à la moyenne.
Qu’est-ce que le système FIFO ?
Le modèle FIFO (fly-in-fly-out) est répandu dans l’industrie minière australienne. Les travailleurs sont acheminés par avion vers des sites isolés pour des rotations de plusieurs semaines, puis rentrent chez eux pour une période de repos équivalente. Ce système permet aux entreprises de recruter sur tout le territoire, indépendamment de la localisation des gisements.
De 31 à 45 euros de l’heure : une progression rapide dès les premiers mois
Ashlea n’a pas démarré avec un salaire de cadre. Rapportant ses propos, The Sun indique qu’à ses débuts, elle percevait 36,50 dollars australiens de l’heure, soit environ 31 euros. Un tarif qualifié de « greenie », réservé aux nouveaux conducteurs.

Trois mois plus tard seulement, ce taux horaire est passé à 37 euros. La progression ne s’est pas arrêtée là : lors de son dernier contrat, elle a atteint 51,50 dollars australiens de l’heure, soit près de 45 euros.
Sur une base annuelle, elle chiffre elle-même ses revenus : « Annuellement, mes 51,50 $ représentent environ 112 000 $ (96 500 euros). Avec mes primes, cela pourrait représenter 10 000 dollars de plus, soit 122 000 dollars (105 000 euros) pour ma première année. » Une trajectoire salariale qui, selon elle, lui permet aussi de se préparer financièrement pour l’avenir.
Bali, Paris, Finlande : les six mois libres transformés en voyages
Quand elle ne conduit pas de camion-benne, Ashlea voyage. Sur ses réseaux sociaux, elle documente des séjours à Bali, Paris, en Finlande, en Arabie saoudite et en Colombie. Des destinations variées, financées par ses revenus miniers et rendues possibles par ses longues périodes de repos.

Ce rythme de vie, elle l’a choisi en connaissance de cause. « Je fais du FIFO pour le style de vie, les voyages et pour me préparer financièrement pour l’avenir », explique-t-elle. À 26 ans, elle dit avoir rapidement compris qu’un emploi classique ne correspondait pas à ses attentes.
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