Pourtant, Sophie Meritet, spécialiste en énergie interrogée par TF1, invite à la retenue. « Il y a quand même des stocks. Il y a quand même une chaîne de valeur qui ne va pas être impactée tout de suite », rappelle-t-elle, refroidissant les ardeurs les plus alarmistes. Selon elle, l’impact réel sur les prix à la pompe nécessiterait « quelques jours, voire quelques semaines » pour se concrétiser. Les mécanismes de régulation du marché, les réserves stratégiques et la complexité de la chaîne d’approvisionnement offrent un temps de respiration que la panique générale occulte totalement.
Cette double lecture expose la fragilité du système : entre menace géopolitique tangible et résilience logistique sous-estimée, le consommateur français se retrouve pris entre deux discours contradictoires. La question n’est plus seulement économique, mais psychologique : comment réagir rationnellement face à une crise dont personne ne peut prédire l’ampleur exacte ?
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