
Mais lorsque la rupture repose uniquement sur le conflit entre adultes, l’enfant peut perdre des relations qui lui apportaient stabilité, mémoire familiale et sécurité affective. Les grands-parents peuvent transmettre des repères, raconter l’histoire familiale et offrir un espace relationnel différent de celui des parents.
La réflexion ouverte par Vinita Mehta invite donc à élargir le regard : les conflits parentaux prolongés peuvent produire des effets bien au-delà du couple séparé. Les grands-parents ne sont pas toujours de simples témoins de la rupture, ils peuvent aussi en devenir des victimes directes.
Ce que montre cette situation, c’est qu’une séparation conflictuelle peut fragiliser toute une architecture familiale. Préserver le lien entre grands-parents et petits-enfants, lorsqu’il n’existe pas de danger, peut éviter une perte affective importante pour les deux générations. Le sujet mérite d’être davantage reconnu, car la souffrance décrite par les grands-parents reste souvent silencieuse.

