
La probabilité globale reste toutefois qualifiée de « très faible » par les autorités sanitaires. L’EMA estime qu’un méningiome supplémentaire pourrait survenir pour 67 300 femmes utilisant ces médicaments. Cette valeur décrit un risque observé dans une population et ne permet pas de calculer précisément le risque propre à chaque utilisatrice.
Le méningiome se développe dans les tissus qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Ces tumeurs sont généralement bénignes, donc non cancéreuses, et évoluent lentement. Elles peuvent néanmoins provoquer des problèmes graves en fonction de leur taille ou de leur localisation.
L’avis européen ne signifie donc pas que chaque symptôme neurologique constaté sous contraception est provoqué par le traitement. Il établit une augmentation faible du risque après une exposition prolongée et introduit des mesures destinées à réduire ce risque.
8 391 femmes opérées étudiées entre 2020 et 2023
Les recommandations européennes reposent notamment sur une étude cas-témoins menée par EPI-PHARE à partir du Système national des données de santé. Elle a porté sur 8 391 femmes vivant en France et opérées d’un méningiome intracrânien entre 2020 et 2023. Chacune a été comparée à dix femmes sans méningiome, soit 83 910 témoins.
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