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1 septembre 2026
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Contraception: un méningiome de plus pour 67 300 femmes

Pilulier contraceptif posé près d’une imagerie cérébrale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La probabilité globale reste toutefois qualifiée de « très faible » par les autorités sanitaires. L’EMA estime qu’un méningiome supplémentaire pourrait survenir pour 67 300 femmes utilisant ces médicaments. Cette valeur décrit un risque observé dans une population et ne permet pas de calculer précisément le risque propre à chaque utilisatrice.

Le méningiome se développe dans les tissus qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Ces tumeurs sont généralement bénignes, donc non cancéreuses, et évoluent lentement. Elles peuvent néanmoins provoquer des problèmes graves en fonction de leur taille ou de leur localisation.

L’avis européen ne signifie donc pas que chaque symptôme neurologique constaté sous contraception est provoqué par le traitement. Il établit une augmentation faible du risque après une exposition prolongée et introduit des mesures destinées à réduire ce risque.

1 sur 67 300
C’est l’estimation européenne du nombre d’utilisatrices correspondant à un méningiome supplémentaire.

8 391 femmes opérées étudiées entre 2020 et 2023

Les recommandations européennes reposent notamment sur une étude cas-témoins menée par EPI-PHARE à partir du Système national des données de santé. Elle a porté sur 8 391 femmes vivant en France et opérées d’un méningiome intracrânien entre 2020 et 2023. Chacune a été comparée à dix femmes sans méningiome, soit 83 910 témoins.

Chercheurs analysant les données d’une étude médicale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’analyse concernait les contraceptifs oraux contenant du désogestrel 75 µg, du lévonorgestrel 30 µg ou du lévonorgestrel associé à des œstrogènes. Pour le désogestrel, le rapport de cotes était de 1,02 lors d’une utilisation courte et de 1,32 lors d’une utilisation continue pendant au moins un an.

L’association devenait plus nette avec une exposition longue: le rapport de cotes atteignait 1,51 entre cinq et sept ans d’utilisation continue, puis 2,09 à partir de sept ans. Ces résultats portent sur des méningiomes intracrâniens ayant nécessité une intervention chirurgicale, et non sur l’ensemble des tumeurs éventuellement diagnostiquées.

L’excès de risque était aussi plus important parmi les femmes ayant déjà utilisé un progestatif associé à un risque connu de méningiome. EPI-PHARE rapporte par ailleurs que cet excès n’était plus observé un an après l’arrêt du désogestrel. Cette donnée issue d’une population ne permet pas de prédire l’évolution individuelle d’une patiente.

Une étude centrée sur les méningiomes opérés

L’étude EPI-PHARE a comparé des femmes opérées d’un méningiome intracrânien à des témoins de même année de naissance et de même région de résidence. Ses résultats mesurent une association statistique à l’échelle d’une population et ne permettent pas d’établir la cause d’une tumeur chez une patiente donnée.

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