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18 juillet 2026
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Contraception: un méningiome de plus pour 67 300 femmes

Chercheurs analysant les données d’une étude médicale
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’analyse concernait les contraceptifs oraux contenant du désogestrel 75 µg, du lévonorgestrel 30 µg ou du lévonorgestrel associé à des œstrogènes. Pour le désogestrel, le rapport de cotes était de 1,02 lors d’une utilisation courte et de 1,32 lors d’une utilisation continue pendant au moins un an.

L’association devenait plus nette avec une exposition longue: le rapport de cotes atteignait 1,51 entre cinq et sept ans d’utilisation continue, puis 2,09 à partir de sept ans. Ces résultats portent sur des méningiomes intracrâniens ayant nécessité une intervention chirurgicale, et non sur l’ensemble des tumeurs éventuellement diagnostiquées.

L’excès de risque était aussi plus important parmi les femmes ayant déjà utilisé un progestatif associé à un risque connu de méningiome. EPI-PHARE rapporte par ailleurs que cet excès n’était plus observé un an après l’arrêt du désogestrel. Cette donnée issue d’une population ne permet pas de prédire l’évolution individuelle d’une patiente.

Une étude centrée sur les méningiomes opérés

L’étude EPI-PHARE a comparé des femmes opérées d’un méningiome intracrânien à des témoins de même année de naissance et de même région de résidence. Ses résultats mesurent une association statistique à l’échelle d’une population et ne permettent pas d’établir la cause d’une tumeur chez une patiente donnée.

Pilules, implants et anneaux visés par les nouvelles mesures

Le désogestrel et l’étonogestrel sont deux progestatifs utilisés pour la contraception. Le premier est disponible sous forme de comprimés, notamment dans des pilules progestatives telles que Cerazette, Optimizette, Antigone, Elfasette et leurs génériques. L’étonogestrel est présent dans des implants contraceptifs et, associé à l’éthinylestradiol, dans certains anneaux vaginaux.

Pilule, implant contraceptif et anneau vaginal sans marque
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le périmètre de l’étude française et celui des mesures européennes doivent être distingués. EPI-PHARE a directement évalué des contraceptifs oraux, dont le désogestrel 75 µg. L’étude n’a pas directement mesuré le risque lié aux implants ou aux anneaux contenant de l’étonogestrel.

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