Après examen des données disponibles, le PRAC a néanmoins retenu de nouvelles mesures pour les médicaments contenant l’une ou l’autre substance. Il n’est pas établi que le niveau de risque soit identique pour les comprimés, les implants et les anneaux vaginaux.
Les informations accompagnant ces médicaments doivent être actualisées. Le méningiome doit y figurer comme effet indésirable dont la fréquence reste indéterminée, avec les nouvelles contre-indications et mises en garde adoptées par le comité européen.
Sept signes neurologiques à surveiller pendant le traitement
L’EMA demande une surveillance des signes pouvant évoquer un méningiome: modification de la vision, baisse de l’audition ou bourdonnements d’oreille, perte de l’odorat, maux de tête qui s’aggravent, troubles de la mémoire, convulsions ou faiblesse d’un bras ou d’une jambe.

L’apparition de l’un de ces symptômes ne suffit pas à attribuer sa cause au contraceptif ni à établir un diagnostic. Une consultation médicale rapide permet d’évaluer la situation et de déterminer si des examens complémentaires sont nécessaires. L’avis européen disponible ne prévoit pas d’IRM cérébrale systématique pour toutes les utilisatrices.
Les médicaments contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel sont désormais contre-indiqués chez les femmes qui ont un méningiome ou qui en ont eu un. Lorsqu’un méningiome est diagnostiqué pendant leur utilisation, le traitement doit être interrompu.
Avant de commencer une contraception contenant l’une de ces substances, les utilisations antérieures de progestatifs déjà associés au méningiome doivent également être prises en compte. L’EMA cite notamment la cyprotérone, le nomégestrol, la médroxyprogestérone et la chlormadinone.
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