« La piste d’un narchomicide fait partie des pistes étudiées, parmi d’autres », a indiqué le parquet de Marseille, employant ce terme qui désigne les homicides directement liés au trafic de stupéfiants. Si cette piste se confirme, l’affaire s’inscrirait dans une série noire qui frappe Marseille depuis le début de l’année 2026.
Une enquête confiée à la DCOS dans un Marseille sous tension criminelle
L’affaire a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Marseille, unité compétente pour les dossiers les plus complexes liés au grand banditisme. Au stade actuel de l’enquête, aucun suspect n’a été appréhendé, a précisé le parquet.

Ces affaires de narchomicides figurent parmi les plus difficiles à résoudre pour les services judiciaires. La destruction méthodique des preuves — précisément visée par l’incendie du corps — prive les enquêteurs d’une grande partie des éléments habituellement disponibles sur une scène de crime. L’identification de la victime elle-même a requis plusieurs jours de travail.
Cette affaire survient dans un contexte d’escalade des violences liées au trafic de stupéfiants à Marseille. Un premier narchomicide avait déjà été enregistré dès le 1er janvier 2026, avec la découverte d’un corps carbonisé dans le coffre d’une voiture incendiée dans le nord de la ville. La deuxième ville de France fait face à une vague de cocaïne alimentée par sa position de carrefour portuaire stratégique en Europe, dans un contexte où les guerres entre réseaux rivaux se font de plus en plus meurtrières.
Cinq jours après la découverte du corps dans la forêt d’Allauch, l’enquête reste ouverte et aucun suspect n’a encore été identifié. La DCOS de Marseille, rodée aux dossiers les plus opaques du grand banditisme, devra démêler les circonstances exactes de ce qui ressemble à une exécution en règle. Si la piste du narchomicide se confirme, le meurtre de cette jeune femme de 26 ans rappellera une nouvelle fois que la violence du trafic de drogue à Marseille continue de faire des victimes bien au-delà des seuls chefs de réseau — touchant aussi ceux qui, en bas de l’échelle, n’ont souvent que peu de moyens de s’en extraire.
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