À Exeter, en Angleterre, Andrew et Julie Causley n’auraient jamais imaginé qu’une simple cabane en bois, érigée dans un coin discret de leur jardin, allumerait un conflit à la fois intime et administratif. Pourtant, après la dénonciation de leur voisin de trente ans aux services d’urbanisme, la mairie leur a ordonné de démanteler la structure — puis rejeté le permis qu’ils avaient déposé pour tenter de régulariser la situation. Aujourd’hui, le couple envisage de porter l’affaire en justice.
En bref
- —Une cabane remplacée à l’identique sur la même dalle en béton
- —Le voisin de 30 ans a lui-même signalé la construction à la mairie
- —Le permis déposé a posteriori a été rejeté : cap sur la justice
Une cabane invisible, une lettre de la mairie inattendue
Tout a commencé par un remplacement en apparence anodin. La vieille cabane pour enfants qui occupait un angle du jardin des Causley depuis vingt-cinq ans avait rendu l’âme. Le couple a décidé de la remplacer par une structure identique, posée sur la même dalle en béton, légèrement plus basse que la précédente, entièrement dissimulée derrière une haie.

Sans électricité ni aménagement sophistiqué, l’abri accueille simplement deux fauteuils, l’espace d’un café en fin d’après-midi, à l’abri de la fraîcheur. Rien dans cette construction modeste ne laissait présager le moindre trouble : la cabane restait invisible depuis les propriétés voisines et n’avait, pendant un quart de siècle, jamais suscité la moindre remarque.
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