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9 septembre 2026
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Cours à 9h, stages remaniés : deux chantiers urgents pour l’Éducation nationale

Cours à 9h : une conviction affichée, mais aucune réforme avant 2027
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Pour autant, le ministre a immédiatement tempéré ses propos. Il reconnaît ne pas pouvoir « changer les choses pour la rentrée 2026 » et qualifie le sujet de question pour la « présidentielle 2027 ». Aucune réforme contraignante ne sera donc engagée sous l’actuel gouvernement.

En attendant, l’approche retenue est incitative. Geffray dit promouvoir ce changement auprès des chefs d’établissement, libres de décider à l’échelle de leur collège ou de leur lycée. Sur la question des rythmes hebdomadaires, il a par ailleurs précisé ne pas être « forcément favorable à une remise en cause profonde » de la semaine de quatre jours, actuellement en vigueur dans la plupart des établissements.

Les rythmes scolaires, un débat récurrent en France

La question des horaires scolaires revient régulièrement dans le débat public français depuis plusieurs décennies. La semaine de quatre jours, aujourd’hui dominante dans les collèges et lycées, est elle-même le résultat de réformes successives et contestées. La Convention citoyenne sur le temps de l’enfant a récemment mis en lumière les contradictions entre les rythmes biologiques des élèves et l’organisation de la journée scolaire telle qu’elle est pratiquée en France.

Ce que dit la science : les adolescents ont un besoin biologique de dormir plus

La prise de position du ministre n’est pas une intuition politique isolée. Les travaux en chronobiologie sont formels : entre 12 et 18 ans, l’horloge biologique des adolescents se décale naturellement de deux à trois heures. Il leur est physiologiquement difficile de s’endormir avant 23 heures, alors que leurs besoins en sommeil restent de neuf à dix heures par nuit.

Ce que dit la science : les adolescents ont un besoin biologique de dormir plus
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Un début des cours à 8 heures impose un lever souvent avant 7 heures, engendrant une dette de sommeil chronique. Selon les chercheurs spécialisés, 56 % des collégiens et lycéens sont affectés par ce phénomène, avec des conséquences mesurées sur la concentration, la mémorisation et la santé mentale.

En 2025, le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) a publié une note fondée sur une étude conduite auprès de 86 collégiens. Les résultats indiquent qu’un décalage à 9 heures apporterait en moyenne 27 minutes de sommeil supplémentaires par nuit, avec des effets positifs mesurables sur les résultats scolaires. Les spécialistes précisent par ailleurs que les capacités de concentration et de mémorisation atteignent leur pic entre 9h30 et midi chez les adolescents.

56 %
des collégiens et lycéens sont en dette de sommeil chronique, conséquence directe d’horaires imposant un lever avant 7 heures du matin.

La mort de Calvin, 15 ans : un drame qui a forcé la main du gouvernement

Le 17 avril 2026, à Bagnols-sur-Cèze dans le Gard, Calvin, élève de 15 ans au lycée professionnel Sainte-Marie, est décédé dans le cadre de son stage obligatoire. L’adolescent conduisait un chariot élévateur dans la zone extérieure d’un magasin de matériaux lorsque l’engin s’est renversé dans un virage, l’entraînant sous son poids.

La mort de Calvin, 15 ans : un drame qui a forcé la main du gouvernement
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le parquet a rapidement ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire. L’enquête, conduite conjointement par le commissariat de Bagnols-sur-Cèze et l’inspection du travail, vise à établir les conditions exactes du stage et à identifier d’éventuels manquements aux règles de sécurité. La mère de Calvin a également déposé une plainte pour dénoncer des négligences.

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