Sur le terrain, l’anticipation bat son plein. Eurasia Group recense « des dizaines » de pétroliers déjà positionnés à proximité du détroit d’Ormuz, « la plupart amarrés ou ancrés dans des zones couvertes par des systèmes de défense aérienne ». Cette logistique préventive garantit une reprise rapide des flux si la tension retombe.
Les économistes d’Oxford Economics relativisent d’ailleurs le risque d’un blocage prolongé : « Il est peu probable qu’une perturbation grave et durable se produise. Cela obligerait l’Iran à maintenir un blocus naval sans précédent et à se défendre contre la riposte militaire, économique et diplomatique immédiate qu’il provoquerait de la part des grandes puissances. »
Giovanni Staunovo, d’UBS, confirme cette lecture : il anticipe un reflux des prix si « aucune perturbation significative de la production n’est constatée ». Pour les ménages français, le scénario le plus probable reste donc celui d’une période de volatilité tarifaire plutôt qu’un assèchement durable des pompes ou une explosion incontrôlée des factures de gaz.
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