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24 septembre 2026
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Cumul emploi-retraite: ce qui change concrètement au 1er janvier 2027

Selon la Revue Francis Lefebvre, l’objectif affiché est « d’améliorer sa lisibilité et de limiter les effets d’aubaine en recentrant ce dispositif sur sa vocation initiale: permettre aux retraités modestes de compléter leurs revenus ». La même source chiffre les économies attendues à 0,4 milliard d’euros en 2027, montant qui grimperait à 1,9 milliard d’euros en 2030.

Pour Paul-Henri Antonmattei, professeur de droit social à Montpellier, la mesure « acte finalement une restriction d’accès au cumul emploi retraite actuel ». Il souligne que « en organisant tout autour de l’âge de 64 ans, on tient compte de la réforme actuelle, la réforme Borne, même si elle est suspendue ».

Un dispositif vieux de 80 ans, déjà plusieurs fois remanié

Le cumul emploi-retraite existe en France depuis 1945. Ses conditions d’exercice ont déjà été modifiées à plusieurs reprises, notamment par les réformes de 2003 et de 2014, selon la Drees. La réforme de 2027 constitue la modification la plus structurelle depuis ces textes, en instaurant pour la première fois une logique d’interdiction progressive selon l’âge.

Avant 64 ans: la pension amputée euro pour euro des revenus du travail

C’est le changement le plus radical. Avant 64 ans, la pension sera réduite à hauteur de 100 % des revenus perçus en travaillant. Concrètement, un retraité qui touche 2 000 euros par mois et gagne 500 euros grâce à un emploi verra sa pension amputée de 500 euros: son revenu total reste bloqué à 2 000 euros, comme s’il n’avait pas travaillé.

Mains tenant un bulletin de salaire et un relevé de pension, illustrant le cumul emploi-retraite
Image d’illustration © Toptenplay

Paul-Henri Antonmattei est direct: « il n’y aura plus aucun intérêt à faire ça avant cet âge pivot ». Le législateur entend, selon lui, « empêcher le cumul avant l’âge légal de la retraite, c’est-à-dire 64 ans, au profit d’une retraite progressive ».

La Revue Francis Lefebvre confirme cette nouvelle logique: la loi instaure un continuum allant « de son interdiction à sa libéralisation, en passant par son autorisation dans la limite d’un plafond, selon l’âge de l’assuré ».

Entre 64 et 67 ans: un écrêtement à 50 % au-delà de 7 000 euros de revenus

Dans cette tranche d’âge, le cumul reste autorisé mais devient partiel. La Revue Francis Lefebvre précise qu’un « écrêtement de la pension à hauteur de 50 % des revenus professionnels et de remplacement » s’appliquera. Un seuil de revenus complémentaires, annoncé au-delà de 7 000 euros par an, doit encore être fixé par décret.

Senior travaillant dans un commerce, illustrant le cumul emploi-retraite entre 64 et 67 ans
Image d’illustration © Toptenplay

Paul-Henri Antonmattei illustre le mécanisme par un exemple concret: « Admettons que le retraité touche, en plus de sa retraite, pour ses activités, 9 000 euros. Cela fait 2 000 euros au-dessus du seuil de 7 000 euros. On lui enlèvera de sa pension de retraité, dans ce cas, la moitié du surplus, soit 1 000 euros. »

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