Lundi dernier, dix prévenus ont été condamnés pour cyberharcèlement transphobe…

Le Procès Qui Met Fin À Des Années De Cyberharcèlement Transphobe
Lundi dernier, dix prévenus ont été condamnés pour cyberharcèlement transphobe à l’encontre de Brigitte Macron. Les peines, allant de quatre à six mois de prison avec sursis, sanctionnent la publication et le partage de tweets propageant la rumeur selon laquelle la Première dame serait en réalité un homme. Cette décision de justice marque un tournant historique dans la lutte contre le harcèlement en ligne visant le couple présidentiel.
Interrogé le 9 janvier 2026 dans l’émission C à vous sur France 5, Eric Dupond-Moretti, ancien ministre de la Justice et proche du couple Macron, a réagi à ces condamnations. « Les types, ils ont été condamnés. Le message, c’est qu’ils s’y frottent, s’y piquent », a déclaré l’avocat avec satisfaction. « Moi, je suis ravi qu’enfin, ils aient été condamnés. Parce qu’on ne peut pas se retrancher derrière la liberté d’expression pour tout dire et pour blesser les gens impunément », a-t-il martelé.
Après des années d’accusations diffamatoires circulant sans entrave sur les réseaux sociaux, la justice française envoie un signal fort. Les harceleurs ne peuvent plus se cacher derrière l’anonymat numérique pour propager leurs mensonges. Cette première vague de condamnations ouvre la voie à une responsabilisation des auteurs de campagnes de désinformation, dont l’impact dépasse largement le cadre virtuel.

« Ça A Pourri Sa Vie » : Les Ravages Intimes D’une Campagne De Désinformation
Au-delà des condamnations, c’est l’ampleur des dégâts humains que révèle Eric Dupond-Moretti. Interrogé sur le bouleversement de Brigitte Macron, l’ancien Garde des Sceaux ne mâche pas ses mots : « Ça a pourri sa vie ». Une formule brutale qui traduit des années de souffrance silencieuse face à une campagne acharnée.
« On dit de cette femme depuis de nombreuses années que c’est un homme, qu’elle n’est pas la mère de ses enfants, mais le père de ses enfants », rappelle-t-il. Les rumeurs ne se contentent pas d’attaquer sa réputation : elles visent son identité même. « On touche à sa féminité, à son intimité, à sa maternité, tout ça en toute impunité », poursuit l’avocat, soulignant le caractère profondément personnel de ces accusations.
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