La production du programme de TF1 n’était pas prête à s’écarter du format éprouvé de l’émission. Face à des conditions jugées incompatibles avec le cadre du show, le dialogue a tourné court — sans jamais parvenir à l’étape des négociations financières.
Qui est Gérard Holtz ?
Gérard Holtz est l’une des figures les plus emblématiques du journalisme sportif français. Pendant plus de trente ans, il a animé Stade 2 sur France 2, couvrant les plus grands événements sportifs mondiaux. Homme de culture autant que de sport, il s’est également produit sur les planches, notamment dans le rôle de Molière. Depuis son départ de France Télévisions en 2016, il multiplie les projets entre radio, théâtre et couvertures sportives ponctuelles.
Gene Kelly, Travolta, costumes : des exigences artistiques hors cadre
La première ligne de fracture entre Gérard Holtz et la production tenait à la nature même des prestations envisagées. Homme de scène autant que journaliste — il a notamment incarné Molière au théâtre —, il souhaitait proposer des chorégraphies inspirées du grand cinéma musical : « Je voulais proposer des danses de cinéma à la Gene Kelly, [John] Travolta », a-t-il confié.

Une vision artistique qui tranchait radicalement avec les standards du programme, lequel encadre strictement le répertoire proposé aux candidats. La réponse de la production ne s’est pas fait attendre : refus catégorique.
À cette première condition s’en ajoutait une seconde, tout aussi rédhibitoire : le choix des costumes. Holtz entendait avoir son mot à dire sur sa tenue de scène. Là encore, la production a opposé un veto ferme. « C’était non négociable », a-t-il résumé avec une pointe d’amertume.
Surya Bonaly et l’agenda impossible : les contraintes qui ont tout bloqué
Au-delà des désaccords artistiques, Gérard Holtz avait formulé une exigence supplémentaire : il voulait pour partenaire Surya Bonaly, ancienne championne de patinage artistique, plutôt que l’une des danseuses professionnelles habituellement attitrées aux candidats de l’émission. Une demande là aussi refusée d’emblée.

S’y ajoutait une contrainte logistique tout aussi insurmontable : Danse avec les stars exige de ses participants qu’ils bloquent au minimum cinq semaines pour les entraînements intensifs précédant les directs. Pour Holtz, un tel engagement était impossible à tenir.
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