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25 juin 2026

Hantavirus sur le MV Hondius : 3 morts, ce que dit vraiment l’OMS

Un foyer de virus des Andes a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, faisant trois morts parmi des passagers ayant séjourné en Argentine et au Chili. Face à l’inquiétude nourrie par le souvenir du Covid-19, l’Organisation mondiale de la santé est formelle : il ne s’agit pas du début d’une nouvelle pandémie, et le risque pour la population générale reste extrêmement faible.

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En bref

  • 8 cas à bord du MV Hondius, dont 3 décès
  • Létalité du virus des Andes : 30 à 60 %
  • L’OMS exclut tout risque de pandémie mondiale

À bord du MV Hondius : chronologie d’une alerte sanitaire

Tout commence le 2 mai 2026, lorsque les autorités sanitaires signalent un premier foyer infectieux à bord du MV Hondius, navire de croisière transportant 147 passagers et membres d’équipage. Le bâtiment venait d’effectuer un trajet en Amérique du Sud, avec des escales en Argentine et au Chili, avant de mettre le cap vers le Cap-Vert.

À bord du MV Hondius : chronologie d'une alerte sanitaire
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Au 9 mai 2026, le bilan s’établissait à huit cas — six confirmés en laboratoire, deux considérés comme probables — et trois décès. Les victimes sont des passagers dont l’exposition remonte à leur séjour sur le continent sud-américain, avant l’embarquement.

Face à la gravité de la situation, l’OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) ont dépêché des experts à bord afin d’assurer le suivi épidémiologique et d’accompagner les passagers. Le MV Hondius doit accoster à Ténériffe le 10 mai, où les autorités espagnoles se préparent à prendre en charge la situation.

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L’OMS a qualifié l’incident de « sérieux », justifiant la mobilisation internationale, tout en soulignant que les cas recensés sont directement liés à un voyage précis et à des contacts clairement identifiables.

38 %
C’est le taux de létalité observé à bord du MV Hondius, avec 3 décès sur 8 cas recensés — un niveau sans commune mesure avec celui du Covid-19 en population générale.

Le virus des Andes : une létalité redoutable, une contagiosité limitée

Le virus des Andes appartient à la famille des hantavirus et présente une particularité unique dans ce groupe : c’est le seul hantavirus connu pour se transmettre d’homme à homme. Pour autant, cette transmission interhumaine exige des contacts étroits et prolongés — généralement en milieu intérieur — et ne se produit pas avant l’apparition de la fièvre, laissant une fenêtre d’action pour isoler les personnes exposées.

Le virus des Andes : une létalité redoutable, une contagiosité limitée
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La maladie qu’il provoque, le syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus, est particulièrement grave. Sa létalité est estimée entre 30 et 60 % selon les sources scientifiques, en l’absence de tout traitement spécifique ou de vaccin disponible. La période d’incubation varie de une à six semaines, avec une moyenne de deux semaines.

Le mode de contamination principal reste la transmission par les rongeurs sauvages : l’humain s’infecte en inhalant des poussières contaminées par l’urine ou les excréments de rongeurs porteurs du virus, présents dans les zones rurales d’Argentine, du Chili et de Patagonie.

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