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10 septembre 2026
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Démarchage téléphonique : comment ce Britannique a transformé les appels indésirables en 2300 euros de revenus

Le principe est limpide. En souscrivant un numéro en 0871 pour seulement 10 livres (11,80 euros) hors taxe, chaque appel entrant devient automatiquement facturé à l’appelant. Toute personne composant ce numéro voit son appel décompté à la minute — sans même s’en rendre compte.

Pour autant, pas question de soumettre ses proches à ce traitement. Lee conserve son ancienne ligne, réservée exclusivement à sa famille et ses amis. Le numéro payant, lui, est diffusé là où les démarcheurs peuvent le trouver.

Résultat : chaque minute d’appel commercial lui rapporte 10 pence, dont 7 pence nets qu’il conserve dans sa poche. Ce qui était une source d’agacement devient mécaniquement une source de revenus. « Je préfère avoir un numéro payant, pour qu’au moins je puisse faire des bénéfices », résume-t-il avec un pragmatisme désarmant.

La beauté du système réside dans son ironie : plus les démarcheurs insistent, plus Lee gagne. La durée de l’appel, qu’il prolonge à dessein, devient son principal allié. Un renversement total du rapport de force — et les chiffres qui en découlent vont rapidement dépasser ses espérances les plus optimistes.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Le Bilan Financier : 2 300 Euros Récoltés Grâce aux Démarcheurs Eux-Mêmes

Les chiffres, justement, sont sans appel. Pour un investissement de départ de seulement 10 livres (11,80 euros hors taxe), Lee Beaumont a enclenché une mécanique financière que peu auraient anticipée.

Dix-huit mois après avoir activé son numéro en 0871, il avait déjà accumulé 300 livres — soit environ 353 euros. Un premier palier encourageant, mais ce n’était qu’un début. Au fil des appels commerciaux qui continuaient d’affluer, la cagnotte a grimpé sans discontinuer.

Le mécanisme est arithmétiquement simple : 10 pence facturés par minute à l’appelant, dont 7 pence nets reversés à Lee. Multipliés par des centaines d’appels — souvent prolongés à dessein — ces fractions de centime finissent par peser lourd. Au total, 2 000 livres sterling, soit près de 2 300 euros, ont atterri dans sa poche grâce aux démarcheurs eux-mêmes.

Le paradoxe est savoureux : les entreprises qui disposaient pourtant de son adresse e-mail ont continué, dans 99 % des cas, à composer son numéro téléphonique payant. « Ils ont continué à m’appeler et j’ai vraiment commencé à gagner de l’argent », confirme-t-il.

Un retour sur investissement qu’aucun livret d’épargne ne saurait rivaliser. Mais derrière cette success story se cache une réalité moins reluisante que l’enthousiasme initial pourrait laisser croire.

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