
L’objectif affiché par le législateur est explicite : éviter que les dernières années de vie professionnelle ne soient « subies », dans la fatigue ou l’incertitude, selon les informations relayées par Boursorama. Il s’agit de créer un temps d’échange dédié à une étape que beaucoup de travailleurs traversaient jusqu’ici sans accompagnement structuré.
Ce droit concerne des milliers de travailleurs en France, selon la même source. Son caractère obligatoire pour l’employeur le distingue des dispositifs purement facultatifs qui existaient auparavant dans certaines branches professionnelles.
Une réforme née du débat sur les seniors au travail
La loi « Seniors, dialogue social et transitions professionnelles » a été publiée au Journal officiel en octobre 2025. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur le maintien dans l’emploi des travailleurs âgés, accentué par les réformes successives du système de retraite en France. Ce texte vise notamment à mieux accompagner les salariés dans la dernière ligne droite de leur vie professionnelle.
L’entretien doit être proposé dans les deux ans avant le 60e anniversaire
La loi est précise sur le calendrier : l’entretien de fin de carrière doit être organisé dans les deux années qui précèdent le 60e anniversaire du salarié. Concrètement, tout employé ayant atteint 58 ans peut légitimement solliciter ce rendez-vous.

Ce rendez-vous est distinct de l’entretien annuel d’évaluation classique. Il s’y ajoute et possède une vocation propre, centrée exclusivement sur la fin de parcours professionnel et les choix envisageables avant le départ à la retraite.
Plus l’entretien est anticipé, plus les aménagements peuvent être réfléchis et organisés dans de bonnes conditions, d’après les informations de Boursorama. Attendre d’avoir 59 ans et demi réduit mécaniquement la marge de manœuvre pour mettre en place des ajustements concrets.
Réduction du temps de travail, transmission : ce que l’entretien permet de négocier
Le Code du travail encadre le contenu de ces échanges. Les discussions doivent porter sur « les conditions de maintien dans l’emploi et les possibilités d’aménagements de fin de carrière », selon le texte de loi. En pratique, cela ouvre la porte à plusieurs types d’ajustements.

Pour certains salariés, cela peut signifier une réduction progressive de l’activité professionnelle : moins d’heures, allègement de la charge ou des responsabilités, meilleur équilibre avec la santé ou la vie personnelle. Pour d’autres, c’est l’occasion d’organiser la transmission de compétences avant un départ définitif.
Articles suggérés
Littoral héraultais: « 30 à 50 % de CA en moins » pour les commerçants
L'été 2026 s'annonce difficile pour les professionnels du littoral héraultais. À Carnon et Palavas-les-Flots, restaurateurs et commerçants constatent une désaffection touristique marquée, avec des…

