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27 juillet 2026
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Deschamps et ses trois deuils : le frère, le père, la mère

Petit avion sur un terrain, évoquant un accident aérien en 1987
Image d’illustration © Toptenplay

Emmanuel Darnauthandy, meilleur ami de Deschamps depuis le collège, a témoigné de cette période dans les colonnes du même journal. « Philippe revenait de Bruxelles pour rejoindre tout le monde pour les vacances. Didier n’en parlait pas mais il n’avait pas besoin de parler », se souvient-il. Il décrit des mois particulièrement éprouvants : « Les premiers mois ont été hyper durs. Repartir à Nantes, c’était très difficile. »

Pudique sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, Deschamps s’est confié très rarement sur ce drame. Dans l’une de ses rares prises de parole, il avait résumé l’impact de cette perte avec une formule lapidaire : « C’est quelque chose qui vous marque à vie. » Il avait ajouté : « On apprend à vivre avec, mais on ne s’en remet jamais vraiment. »

1987
Année où Didier Deschamps, alors âgé de 19 ans, perd son grand frère Philippe dans un accident d’avion à Eysines — son premier deuil majeur.

Le père emporté par un arrêt cardiaque en 2022, pendant un rassemblement à Clairefontaine

Le 31 mai 2022, Didier Deschamps apprend la mort de son père alors qu’il se trouve avec les Bleus à Clairefontaine, en préparation d’une série de matchs de Ligue des nations. La cause : un arrêt cardiaque, brutal et sans signe avant-coureur.

Terrain d'entraînement de football vide, rassemblement équipe de France
Image d’illustration © Toptenplay

Le sélectionneur s’est exprimé sur ce deuil dans les colonnes de L’Équipe, avec des mots qui tranchent avec sa réserve habituelle. « Le décès de mon papa a été violent pour moi, et soudain. Parfois, on peut être préparé, mais là, on ne l’était pas du tout », avait-il confié au journal sportif.

Ce troisième deuil majeur en moins de quarante ans dessine le portrait d’un homme confronté à plusieurs reprises à la disparition soudaine d’un proche, souvent dans des contextes où ses responsabilités professionnelles l’éloignaient de sa famille. La mort de son père en plein rassemblement international, comme celle de sa mère en pleine Coupe du monde, illustre cette tension permanente entre l’engagement envers l’équipe nationale et la vie personnelle.

Une discrétion constante face à l’épreuve, trait de caractère confirmé par ses proches

Ce qui frappe dans les témoignages recueillis par Sud Ouest, c’est la constance du comportement de Deschamps face au deuil : le silence, ou presque. Que ce soit après la mort de Philippe en 1987 ou après celle de ses parents, le sélectionneur n’a jamais cherché à exposer sa douleur publiquement.

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