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23 août 2026
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Disparition de Calyopé, 6 ans : introuvable depuis 6 semaines, près de la frontière espagnole

Pour Jordan Belmère, les faits ne laissent aucun doute : la mère et la grand-mère maternelle de Calyopé ont délibérément soustrait la fillette à l’autorité judiciaire au moment même où son placement était sur le point d’être exécuté.

Une cavale de la Somme jusqu’à la frontière espagnole

Après avoir fui Moislains, dans la Somme, la mère, la grand-mère et la petite fille ont été repérées successivement à Montluçon, puis à Rodez, et enfin à Perpignan.

Une cavale de la Somme jusqu'à la frontière espagnole
Image d’illustration © Toptenplay

Elles auraient été vues pour la dernière fois le 15 avril à La Jonquera, localité située à la frontière franco-espagnole. Depuis cette date, les enquêteurs ont perdu leur trace.

« Je dors pas beaucoup, je suis inquiet. Je me pose énormément de questions sur la sécurité, la santé de Calyopé », a confié Jordan Belmère lors d’un entretien accordé à M6 le 16 mai 2025.

Le dispositif alerte enlèvement en France

Créée en 2006, l’alerte enlèvement française est déclenchée sur décision du parquet lorsque plusieurs critères sont réunis : enlèvement avéré, danger physique immédiat pour l’enfant, et éléments permettant de le localiser. L’absence de danger physique caractérisé suffit à bloquer son activation, même lorsqu’un enfant est porté disparu. Ce cadre juridique strict est régulièrement questionné dans des affaires de soustraction parentale.

Pourquoi aucune alerte enlèvement n’a-t-elle été déclenchée ?

L’absence d’alerte enlèvement dans cette affaire interpelle. Me Dorothée Delvallez, avocate du père, apporte une explication : « Les magistrats qui se sont penchés sur la situation de Calyopé ont considéré qu’elle n’était pas en danger physique, on a considéré qu’elle était en danger moral ».

Pourquoi aucune alerte enlèvement n'a-t-elle été déclenchée ?
Image d’illustration © Toptenplay

Le dispositif d’alerte enlèvement en France est soumis à des critères stricts, notamment la caractérisation d’un danger physique immédiat pour l’enfant. En l’espèce, les autorités judiciaires n’ont pas estimé que ces conditions étaient réunies.

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