« Je vais bientôt prendre le bus. » Ce simple…

Le Dernier Message Avant Le Silence
« Je vais bientôt prendre le bus. » Ce simple SMS, envoyé le 17 février 2026 à sa mère depuis la place des Épars à Chartres, résonne aujourd’hui comme un écho glaçant dans le vide. Cloé Rouillé, 17 ans, devait rejoindre Bonneval pour son service au restaurant où elle travaille. Un trajet ordinaire, une journée comme les autres. Mais l’adolescente n’est jamais arrivée à destination.
Dix jours se sont écoulés depuis ce dernier contact. Dix jours de silence radio absolu. Son téléphone portable s’est éteint peu après l’envoi du message, coupant tout espoir de localisation par les gendarmes. Les forces de l’ordre, alertées par la famille, ont aussitôt lancé des recherches qui demeurent infructueuses. Aucune trace, aucun indice, aucun signalement.
La normalité apparente de ce SMS contraste violemment avec l’angoisse qui a suivi. Rien dans ces quelques mots n’indiquait une fuite planifiée ou une détresse particulière. Juste une adolescente qui informe sa mère de son départ imminent, un geste banal qui s’est transformé en dernier signe de vie. Entre la place des Épars et la gare routière, quelques centaines de mètres séparent la routine du mystère. Que s’est-il passé dans cet intervalle ? Cette question hante désormais les enquêteurs et les proches de Cloé, plongés dans une attente insoutenable tandis que chaque heure alourdit l’inquiétude.

Portrait D’Une Adolescente En Reconstruction
Derrière cette disparition se dessine le parcours d’une jeune fille en quête de stabilité. Cloé Rouillé, 17 ans, mesure 1m70, affiche une corpulence fine, des yeux bleus et de longs cheveux châtains clairs agrémentés d’extensions. Placée à la Fondation Chevallier Debeausse d’Alluyes, une maison d’enfants à caractère social, dans le cadre d’une décision judiciaire, elle avait pourtant trouvé un emploi dans un restaurant à Bonneval.
Ce détail change tout. « Cloé a pu faire des fugues par le passé mais elle nous donnait toujours de ses nouvelles », confie sa mère à Actu Chartres. « Maintenant c’est du passé, elle a trouvé un travail, elle n’a vraiment aucune raison de fuguer. » Cette évolution récente déstabilise les enquêteurs : contrairement à ses précédentes escapades où elle maintenait le contact, l’adolescente semble avoir rompu tout lien volontairement ou involontairement.
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