📌 Disparition de Manon Relandeau : enquête pour meurtre, son conjoint en fuite en Algérie avec le bébé
Posted 22 avril 2026 by: Admin
Depuis le 27 mars 2026, Manon Relandeau, 31 ans, et sa fille Inaya, âgée de 15 mois, sont introuvables à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineur, les investigations convergent vers l’hypothèse d’un féminicide. Le compagnon de la jeune femme, principal suspect, a quitté la France avec l’enfant le 2 avril, à bord d’un vol à destination de l’Algérie.
En bref
- —Manon Relandeau, 31 ans, disparue le 27 mars à Saint-Étienne-de-Montluc
- —Son conjoint a fui en Algérie avec leur fille de 15 mois
- —Enquête ouverte pour meurtre par conjoint et enlèvement de mineur
27 mars : Manon et Inaya cessent de donner signe de vie
Manon Relandeau menait une vie ancrée dans le monde agricole. Âgée de 31 ans et originaire de Chantonnay, en Vendée, elle s’était établie à Saint-Étienne-de-Montluc où elle gérait une pension pour chevaux et élevait des bovins de race nantaise. Ses voisins la décrivaient comme une femme discrète et bienveillante.

Le 27 mars 2026, Manon cesse soudainement de donner signe de vie. Sa fille Inaya, âgée de seulement 15 mois, disparaît avec elle. Aucune des deux n’est revue depuis. C’est le 3 avril que des proches du couple donnent l’alerte auprès des autorités, après plusieurs jours sans la moindre nouvelle. La gendarmerie est alors saisie de l’affaire.
Un départ précipité : le conjoint s’envole pour l’Algérie avec l’enfant
La chronologie des faits révèle un détail troublant : la veille de l’alerte donnée par les proches, soit le 2 avril, le compagnon de Manon Relandeau embarque sur un vol au départ de Nantes à destination de l’Algérie. Il emporte avec lui la petite Inaya. Aucune explication ne sera fournie sur ce départ précipité.

Cet homme de 41 ans, père de l’enfant, devient rapidement la cible principale des soupçons. Depuis l’Algérie, il aurait contacté plusieurs personnes par téléphone. Le contenu de ces échanges n’a pas été rendu public, mais ils font partie des éléments examinés par les enquêteurs. La question de l’enlèvement de la petite fille — emmenée hors du territoire français sans le consentement établi de sa mère — s’est posée d’emblée aux autorités.
Meurtre par conjoint : l’hypothèse du féminicide privilégiée par la justice
Face à la gravité des indices réunis, la justice s’est rapidement saisie du dossier. Dès le 7 avril, un juge d’instruction est désigné. Le 20 avril, le parquet de Nantes confirme publiquement l’ouverture d’une enquête pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement de mineur ».

La formulation retenue par les autorités est sans ambiguïté. Un commandant de la gendarmerie a déclaré que les investigations « convergent vers l’hypothèse d’un meurtre de la jeune femme ». Le domicile du couple a été placé sous scellés, signe que la maison est traitée comme une potentielle scène de crime.
Les fouilles ont mobilisé d’importants moyens humains et techniques : hélicoptère, drones, équipes de plongeurs et unités cynophiles ont ratissé les environs de Saint-Étienne-de-Montluc. Au 21 avril, ces recherches n’avaient pas encore permis de localiser le corps de Manon Relandeau.
Féminicides en France : un décompte devenu symbole
En France, les féminicides — meurtres de femmes commis par leur partenaire ou ex-partenaire — font l’objet d’un recensement annuel depuis plusieurs années, sous la pression d’associations et de familles de victimes. L’ouverture d’une enquête pour meurtre par conjoint place l’affaire Relandeau dans cette catégorie des crimes liés à l’emprise conjugale. La dimension internationale — le suspect ayant fui en Algérie avec l’enfant — complique sensiblement le travail des enquêteurs et soulève la question de la coopération judiciaire entre les deux pays.
Cent gendarmes sur le terrain, un numéro vert pour briser le silence
Face à l’impasse des recherches de terrain, la gendarmerie a franchi une étape supplémentaire le 22 avril en lançant officiellement un appel à témoins. Une cellule nationale d’enquête composée de 15 enquêteurs spécialisés a été constituée pour centraliser les témoignages et coordonner l’ensemble des investigations.

Le dispositif déployé au sol est considérable : environ 100 militaires ont été engagés dans les recherches, dont une cinquantaine de gendarmes, des équipes cynophiles, des drones et des plongeurs. Manon Relandeau est décrite comme mesurant 1,60 mètre, de corpulence mince, avec de longs cheveux châtains ondulés. Toute personne disposant d’informations sur sa disparition est invitée à contacter le 0800 877 668, numéro gratuit disponible 24 heures sur 24.
L’affaire Manon Relandeau prend, jour après jour, les contours d’un possible féminicide aux ramifications internationales. Près d’un mois après la disparition de cette jeune femme et de sa fille, les enquêteurs n’ont pas encore retrouvé de corps. Le principal suspect se trouve à l’étranger, hors de portée immédiate de la justice française, en compagnie d’une enfant dont le sort suscite une vive inquiétude. La cellule nationale d’enquête fait désormais appel à la mémoire collective : chaque témoignage, aussi anodin qu’il puisse paraître, pourrait s’avérer déterminant pour que la vérité éclate enfin.










