
Le 27 mars 2026, Manon cesse soudainement de donner signe de vie. Sa fille Inaya, âgée de seulement 15 mois, disparaît avec elle. Aucune des deux n’est revue depuis. C’est le 3 avril que des proches du couple donnent l’alerte auprès des autorités, après plusieurs jours sans la moindre nouvelle. La gendarmerie est alors saisie de l’affaire.
Un départ précipité : le conjoint s’envole pour l’Algérie avec l’enfant
La chronologie des faits révèle un détail troublant : la veille de l’alerte donnée par les proches, soit le 2 avril, le compagnon de Manon Relandeau embarque sur un vol au départ de Nantes à destination de l’Algérie. Il emporte avec lui la petite Inaya. Aucune explication ne sera fournie sur ce départ précipité.

Cet homme de 41 ans, père de l’enfant, devient rapidement la cible principale des soupçons. Depuis l’Algérie, il aurait contacté plusieurs personnes par téléphone. Le contenu de ces échanges n’a pas été rendu public, mais ils font partie des éléments examinés par les enquêteurs. La question de l’enlèvement de la petite fille — emmenée hors du territoire français sans le consentement établi de sa mère — s’est posée d’emblée aux autorités.
Meurtre par conjoint : l’hypothèse du féminicide privilégiée par la justice
Face à la gravité des indices réunis, la justice s’est rapidement saisie du dossier. Dès le 7 avril, un juge d’instruction est désigné. Le 20 avril, le parquet de Nantes confirme publiquement l’ouverture d’une enquête pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement de mineur ».
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