Une réforme des retraites proposée en mars 2020 envisageait d’intégrer les présidents dans le système universel par points, les obligeant à cotiser comme les autres citoyens. Sa mise en œuvre impliquerait des discussions approfondies et des modifications législatives.
210 000 € aux États-Unis, 80 000 € en Espagne: la France dans la moyenne haute
Replacée dans un contexte international, la dotation française apparaît significative sans être la plus élevée. Aux États-Unis, un ancien président perçoit une pension équivalente au salaire d’un cadre exécutif du gouvernement, soit environ 210 000 euros par an en 2022.
Au Royaume-Uni, les anciens premiers ministres peuvent toucher jusqu’à 129 000 euros par an. En Allemagne, les anciens chanceliers reçoivent une pension minimale de 4 000 euros par mois, à condition d’avoir exercé au moins quatre ans. En Espagne, la pension à vie des anciens chefs de gouvernement s’élève à environ 80 000 euros bruts annuels, mais ne peut être cumulée avec d’autres revenus publics.
La dotation française, comprise entre 65 960 € et 74 732 € par an, se situe ainsi dans la fourchette médiane des grandes démocraties, mais reste la seule à ne pas être conditionnée à une durée minimale de mandat ni soumise à une règle anti-cumul.
En l’état actuel du droit, la dotation des anciens présidents français reste régie par un texte de 1955 que ni les amendements parlementaires ni les renoncements individuels n’ont encore modifié sur le fond. La France demeure le seul grand pays étudié à ne conditionner cette rémunération à vie ni à une durée minimale de mandat, ni à une règle de non-cumul.
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