Une nouvelle épidémie d’Ebola a été déclarée dans l’est de la République démocratique du Congo, dans la province de l’Ituri. Les autorités sanitaires régionales font état de plusieurs centaines de cas suspects et de dizaines de décès, tandis qu’un cas importé a été signalé en Ouganda voisin.
En bref
- —Épidémie déclarée dans l’Ituri
- —Souche Bundibugyo identifiée
- —Un cas importé en Ouganda
Un nouveau foyer confirmé dans l’Ituri
L’épidémie est signalée dans les zones de santé de Mongbwalu et Rwampara, dans la province de l’Ituri, à l’est de la RDC. Selon Africa CDC, les cas recensés concernent principalement ces deux secteurs, situés dans une région marquée par l’activité minière aurifère et par d’importants mouvements de population.

L’OMS indique que des analyses menées par l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa ont confirmé la présence du virus Ebola, souche Bundibugyo. Cette précision est importante : il existe plusieurs espèces du virus Ebola, et les réponses sanitaires peuvent varier selon la souche identifiée.
La zone de Mongbwalu se trouve à environ 90 kilomètres de Bunia, capitale de l’Ituri. Rwampara est pour sa part adjacente à l’agglomération de Bunia, où des cas suspects ont aussi été signalés selon Africa CDC.
Un bilan lourd, mais encore en validation
Les chiffres disponibles restent provisoires. Africa CDC a fait état d’environ 246 cas suspects et 65 décès en RDC. L’OMS a de son côté signalé 80 décès communautaires suspects, ce qui montre que le bilan reste en cours de vérification.

Cette distinction est essentielle : tous les cas suspects ne sont pas des cas confirmés en laboratoire. Dans une flambée d’Ebola, les autorités doivent identifier les malades, retracer les contacts, sécuriser les enterrements et confirmer les infections par analyse biologique.


