La zone de Mongbwalu se trouve à environ 90 kilomètres de Bunia, capitale de l’Ituri. Rwampara est pour sa part adjacente à l’agglomération de Bunia, où des cas suspects ont aussi été signalés selon Africa CDC.
Un bilan lourd, mais encore en validation
Les chiffres disponibles restent provisoires. Africa CDC a fait état d’environ 246 cas suspects et 65 décès en RDC. L’OMS a de son côté signalé 80 décès communautaires suspects, ce qui montre que le bilan reste en cours de vérification.

Cette distinction est essentielle : tous les cas suspects ne sont pas des cas confirmés en laboratoire. Dans une flambée d’Ebola, les autorités doivent identifier les malades, retracer les contacts, sécuriser les enterrements et confirmer les infections par analyse biologique.
Sur le terrain, l’inquiétude est déjà forte. Un habitant de Mongbwalu cité par la source évoque « cinq à six morts par jour ». À Rwampara, un membre de la société civile raconte avoir participé à la préparation de tombes pour plusieurs défunts.
L’Ouganda touché par un cas importé
L’Ouganda a annoncé un cas importé après le décès d’un homme de 59 ans, originaire de RDC, admis dans un hôpital de Kampala. Les autorités ougandaises ont indiqué qu’il s’agissait d’une infection liée à la souche Bundibugyo.

Le ministère ougandais de la Santé a précisé qu’aucun cas local n’était confirmé dans les éléments disponibles. Cette nuance limite, à ce stade, la portée de l’alerte en Ouganda, mais impose une surveillance renforcée autour des contacts du patient.
La souche Bundibugyo complique la réponse vaccinale. D’après les informations disponibles, le vaccin existant cible la souche Zaïre du virus Ebola, et non Bundibugyo.
Articles suggérés
Comment un banquier de Floride a fait de ses voisins des millionnaires Coca-Cola
À Quincy, petite ville agricole du nord de la Floride, une stratégie d'investissement née pendant la Grande Dépression a engendré des dizaines de fortunes…

