Sur le terrain, l’inquiétude est déjà forte. Un habitant de Mongbwalu cité par la source évoque « cinq à six morts par jour ». À Rwampara, un membre de la société civile raconte avoir participé à la préparation de tombes pour plusieurs défunts.
L’Ouganda touché par un cas importé
L’Ouganda a annoncé un cas importé après le décès d’un homme de 59 ans, originaire de RDC, admis dans un hôpital de Kampala. Les autorités ougandaises ont indiqué qu’il s’agissait d’une infection liée à la souche Bundibugyo.

Le ministère ougandais de la Santé a précisé qu’aucun cas local n’était confirmé dans les éléments disponibles. Cette nuance limite, à ce stade, la portée de l’alerte en Ouganda, mais impose une surveillance renforcée autour des contacts du patient.
La souche Bundibugyo complique la réponse vaccinale. D’après les informations disponibles, le vaccin existant cible la souche Zaïre du virus Ebola, et non Bundibugyo.
Pourquoi le risque de propagation inquiète
Africa CDC a mis en garde contre un risque élevé de propagation. L’Ituri est une province où les déplacements sont fréquents, notamment en raison des activités minières, et les mouvements entre la RDC, l’Ouganda et d’autres zones régionales peuvent compliquer la surveillance sanitaire.

La situation sécuritaire ajoute une difficulté majeure. Certaines parties de l’Ituri sont affectées par la présence de groupes armés, ce qui peut ralentir l’accès des équipes médicales, l’acheminement du matériel et le suivi des contacts.
La RDC dispose toutefois d’une expérience importante dans la gestion d’Ebola. Le virus a été identifié pour la première fois en 1976 dans ce qui est aujourd’hui la RDC, et le pays a déjà connu plusieurs flambées, dont une particulièrement meurtrière entre 2018 et 2020.

