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12 août 2026
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Éclipse 2024: comment 29 espèces d’oiseaux ont réagi à l’obscurité soudaine

29 sur 52
C’est le nombre d’espèces d’oiseaux, sur les 52 étudiées, qui ont modifié leur comportement lors de l’éclipse totale du 8 avril 2024, selon l’étude publiée dans Science.

La lumière solaire, chef d’orchestre des cycles biologiques animaux

Les résultats de l’étude confirment le rôle central de la lumière dans la régulation des comportements animaux. Les oiseaux ajustent en permanence leur activité — chant, déplacement, recherche de nourriture — en fonction des variations lumineuses.

Lumière solaire traversant la canopée forestière avec silhouettes d'oiseaux
Image d’illustration © Toptenplay

L’éclipse a agi comme un signal environnemental global, perturbant ces rythmes de façon soudaine et imprévue. Les chercheurs soulignent que ces observations enrichissent la compréhension scientifique des cycles biologiques et de la sensibilité des espèces aux changements environnementaux rapides.

Chauves-souris, papillons, grenouilles: d’autres espèces également désorientées

Les oiseaux n’ont pas été les seuls à réagir. Les mammifères nocturnes, les insectes et les amphibiens ont eux aussi ajusté leur comportement face à l’obscurité soudaine.

Chauve-souris en vol au crépuscule lors d'une perturbation lumineuse
Image d’illustration © Toptenplay

Certains sont devenus actifs plus tôt que d’ordinaire, d’autres ont cherché un refuge. Les chercheurs citent notamment les chauves-souris, les papillons et les grenouilles parmi les espèces observées.

Selon les auteurs de l’étude, les similitudes de réaction entre espèces très différentes suggèrent que l’étude des oiseaux peut servir de modèle pour mieux comprendre l’adaptabilité de l’ensemble du monde animal face aux perturbations lumineuses.

La prochaine éclipse solaire totale visible depuis une partie de l’Europe est attendue en 2026, ce qui laisse aux équipes de l’Université d’Indiana et de l’Université Wesleyan le temps d’affiner leurs protocoles d’observation. La question de savoir si les espèces qui n’ont pas réagi en avril 2024 — soit 23 des 52 suivies — présentent des mécanismes d’adaptation différents reste ouverte et pourrait faire l’objet de futurs travaux.

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