Le « Jeu Du Goût » : Un Dispositif Glaçant Pour Commettre Des Viols
Au cœur des accusations figure un stratagème d’une perversité absolue : le « jeu du goût ». Selon les témoignages concordants des victimes, l’enseignant organisait régulièrement en classe une activité présentée comme ludique et éducative. Les élèves, les yeux bandés, devaient deviner des aliments portés à leur bouche. Une apparence d’innocence qui masquait des actes criminels.
C’est dans ce cadre que l’homme aurait commis des viols, en introduisant son sexe dans la bouche des fillettes. Dix-sept d’entre elles décrivent précisément ces violences subies durant leurs années d’école primaire. L’enseignant banalisait ses gestes en les intégrant à des exercices présentés comme pédagogiques, créant ainsi une confusion terrible chez ces enfants incapables de distinguer l’abus du jeu scolaire.
Cette manipulation psychologique constitue l’élément le plus troublant du dossier. En détournant un dispositif apparemment éducatif, l’accusé a su instaurer un climat de normalité autour de ses crimes. Les victimes, placées en situation de confiance absolue envers leur instituteur, ne réalisaient pas immédiatement la nature des actes subis. Certaines ont mis des années avant de comprendre qu’elles avaient été violées dans leur salle de classe.
Pourtant, dès 2011, des signaux auraient dû alerter l’institution. Un courrier versé au dossier prouve qu’une mère avait questionné la direction sur l’existence de ce « jeu ».

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