
L’une des pétitions, qui frôlait les 30 000 signatures au surlendemain du match, cible précisément un tir au but accordé à l’Espagne. Ses auteurs estiment que Lamine Yamal a touché le ballon de la main avant que le penalty ne soit sifflé. « Lors du tir au but accordé à l’Espagne, Lamine Yamal touche le ballon de la main. La France n’aurait pas dû prendre ce premier but, qui change toute la physionomie du match. Le sport doit se jouer dans les règles, et ce soir elles n’ont pas été respectées », peut-on y lire.
Des « fautes imaginaires » et des « injustices innombrables » dénoncées
Une seconde pétition va plus loin dans la critique arbitrale. Elle affirme qu’« une demi-finale n’est pas un match comme les autres, il doit être arbitré de manière exemplaire et impartiale. Ce qui n’a pas été le cas hier soir. »

Ses auteurs dénoncent des « innombrables injustices telles que des fautes françaises imaginaires et de nombreuses fautes non sifflées en faveur de la France » qui auraient émaillé la rencontre. Ces griefs mêlent donc des reproches contradictoires: des sifflets trop sévères contre les Bleus et un manque de protection de leur part.
241 000 signatures en 2022: une tradition française après chaque défaite
Ces démarches s’inscrivent dans un phénomène désormais récurrent chez les supporters français. Après la finale de la Coupe du monde 2022 perdue contre l’Argentine, la pétition « Rejouer le match France-Argentine! » avait rassemblé 241 012 signatures.

Les fans y contestaient un arbitrage jugé favorable à l’Albiceleste et dénonçaient la présence supposément illégale de remplaçants argentins sur le terrain lors du troisième but. Un an plus tôt, la pétition réclamant de rejouer le huitième de finale de l’Euro 2020 face à la Suisse avait, elle, dépassé les 300 000 signatures.
Pourquoi ces pétitions n’ont aucun effet officiel
La FIFA et l’UEFA ne disposent d’aucune procédure permettant de rejouer un match de compétition officielle sur la base d’une contestation arbitrale exprimée par des supporters. Les décisions de l’arbitre sont considérées comme définitives par les règlements des deux instances, sauf en cas de faute grave avérée de l’arbitre lui-même, traitée en interne.
Des pétitions sans effet réglementaire, mais révélatrices d’une frustration collective
Ces mobilisations numériques n’ont, à ce jour, jamais abouti à une décision de la FIFA ou de l’UEFA de faire rejouer un match. Aucune instance du football mondial ne prévoit de mécanisme permettant de rejouer une rencontre sur la base d’une contestation arbitrale populaire.

Elles témoignent néanmoins de l’intensité émotionnelle que suscitent les grandes compétitions et de la facilité avec laquelle les outils numériques permettent aujourd’hui de fédérer rapidement des milliers de mécontents après une élimination.
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